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Bonjour et Bienvenu sur le Blog
de Papy Rider
Bonjour et Bienvenu sur le Blog
de Papy Rider
JOURNEE DU MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2006
Aujourd’hui Germaine et votre serviteur se sont levés très tôt car, Hussein-Dey c’est fini dire que c’était la ville de mes premiers amours. Nous avalons notre petit déjeuner rapidement car nous devons être à l’aéroport d’ALGER à 8H00. Pas de cigarette sur mon coin de trottoir aujourd’hui, dommage.
Madame ketfi nous accompagne dans un taxi jusqu’à l’aéroport et nous guide pour nous montrer vers les différents guichets pour la douane, enregistrement des bagages et touti quanti. Nous la saluons et nous la remercions pour son accueil et sa gentillesse. Nous retrouvons Sabine que Lyes a accompagné elle est déjà dans la salle d’embarquement. Lyes nous dit au revoir et me donne un petit cadeau, merci Lyes. Nous le remercions pour sa gentillesse pour le moment formidable que nous avons passé avec sa famille. Nous allons vers les guichets pour accomplir les différentes formalités pour notre embarquement.
Je dépasse de près de vingt Kg le poids autorisé pour mes bagages et je dois aller à un autre guichet pour m’acquitter du surplus de poids puis revenir avec mon reçu à celui de l’enregistrement. Un moment de suspense juste avant çà.
Quand nous sommes passé à la douane, aussi bien Germaine que moi, avions dans nos valises un énorme poignard que nous avions acheté la veille à AÏn-Taya et bien sur quand nos valises sont passées « à la radiographie »les douaniers nous ont demandé qu’est ce que nous transportions. Nous leur expliquons que c’est un poignard dans sa gaine que nous comptons offrir à des amis en France. Un douanier ouvre la valise de Germaine et sort de sa boite le poignard, il le sort de sa gaine et en passant le pouce sur la lame il remarque que la lame est tranchante comme un rasoir. Je me dis c’est foutu il vont nous les confisquer, moi qui adore les armes blanches il va me piquer ce joli poignard, et bien non, il remet tout en place et nous souhaite un bon voyage. Si je vous raconte ce petit incident et notre nervosité à propos de ces poignards, c’est parce que deux minutes avant, les mêmes douaniers avait confisquer à Germaine un coupe ongles qui était dans son sac à main, un objet qui avait fait 3 voyages. 2 l’année dernière Marseille, Hussein-Dey aller et retour et celui lors de notre arrivée le 5 septembre. Elle tenait beaucoup à ce coupe ongles car il appartenait à son père. Elle aurait du le mettre dans la valise, car tout les bagages qui vont dans la soute semblent pouvoir contenir des objets interdits en cabine, ce qui me parait normal, mais je ne vois pas de quelle manière pourrait on se servir d’un coupe ongles pour qu’il soit aussi dangereux qu’une arme ??
Malgré toutes ces péripéties nous arrivons à temps pour embarquer dans l’avion mais nous ne sommes plus ensemble. Sabine est à coté de moi et Germaine 2 à 3 rangées derrière nous. A peine installés, l’avion roule et à 10h05 ses roues quittent le sol de mon cher pays.
Un moment plus tard je change de place avec Sabine qui est à ma droite et qui converse avec une personne qui est à ma gauche. Je n’entends pas leur conversation, mes pensées sont restées là bas chez moi, dans mon bled dans mon beau pays. Je revois, dans le désordre, tout ce que je ne suis pas prêt d’oublier, l’accueil de Lyes, des propriétaires de la pension de famille, l’accueil d’Abdenour et de toute sa famille, celle de Hassan et de ses parents, de sa famille, l’accueil des Algériens dont j’ai fait la connaissance dans les cafés et sur la place d’Hussein-Dey. Je suis dans mon quartier avec mes amis Mohamed et Sid Ahmed. Je marche dans les rues que j’ai fréquentées étant enfant, je suis dans la cour de mon immeuble, au foyer municipal. Je retrouve la mentalité des personnes que je côtoyais journellement quand j’étais encore dans ce pays merveilleux.
Je vois tous les paysages que j’ai traversés, la beauté de la mer et du ciel. Des visages que je n’avais vus auparavant apparaissent, ce sont ceux de certains Hussein-Déens croisés dans les rues, les magasins, sur la place, dans les cafés. Tout se mélange, le passé des années 1950 et celui d’hier. Comment oublier cette phrase rituelle et merveilleuse entendue des centaines de fois. « Bien venu chez vous ». Je retiens difficilement les larmes qui me montent aux yeux. Je ne saurai dire si ce sont des larmes de joie dues à ce séjour, ou des larmes de détresse du fait de mon retour, je pense que les deux doivent se mélanger. La voix du commandant de bord annonçant notre arrivée prochaine à Marseille me ramène dans l’avion. Je jette un coup d’œil vers germaine, elle semble perdue elle aussi dans ces pensées.
Nous débarquons de l’avion et nous récupérons nos bagages. J’ai perdu Sabine, me reste Germaine avec qui je me dirige vers la sortie.
Mon ami Bernard est là, Maïté est là elle aussi avec Christian son époux pour nous accueillir, le fait de voir ma cousine et cet ami très cher de mon quartier, calme ma détresse et me redonne du courage, je sais qu’ici dans tous les contrées de France, j’ai des amis aussi sincères que ceux que j’a retrouvé là bas chez moi, si vous voulez les connaître rien de plus facile allez visiter le site d’Hubert.
Maïté qui habite à Marseille, propose à Germaine de la conduire à la gare saint Charles, on se fait une bise et mon ami Bernard me ramène chez lui.
Voila mes amis, je quitte mon pays, mon bled, mon chez moi, de corps depuis un moment, mais d’esprit aujourd’hui 9 novembre 2006. Mon désir le plus cher est de pouvoir y retourner le plus tôt possible car si ma patrie est la France mon pays reste l’Algérie. Je remercie encore GERMAINE, SABINE et ABDENOUR pour toute l’aide qu’ils m’ont apportée. Je vous demande de bien vouloir excuser les nombreuse fautes de frappe, d’orthographe et de syntaxe que vous avez du relever sur toutes les pages que vous m’avez fait l’honneur de lire.
FIN D'UN REVE ENFIN REALISE.
Bonjour à vous qui lisaient ce blog et qui m’avaient encourager à poursuivre par vos commentaires.
Avant de terminer le récit de mon voyage je voulais vous dire que sans mes deux amies avec qui j’ai fait ce voyage et sans Abdenour, je n’aurai pus être aussi précis et je n’aurai pas pus illustrer, si abondamment, de photos, mes commentaires. J’avais pourtant amené un dictaphone donné par mon ami JBB, j’avais même prévu deux cassettes supplémentaires pour pouvoir tout enregistrer. La seule chose à laquelle je n’avais pas penser, c’est que le soir quand je rentrerai dans ma chambre, je serai fatigué. J’ai essayé de faire confiance à ma mémoire mais elle m’a trahie.
Voila pourquoi je souhaite partager vos remerciements et vos encouragements avec :
GERMAINE, SABINE et ABDENOUR
Je vous fais lire quelques mails que j’ai reçus de ces personnes suite à mes demandes pour écrire mes journées.
GERMAINE
Bonjour Gigi. Tu dois être sur la route et j'espére que tout se passe bien : il pleut sur Narbonne .... Alors voilà le résumé de nos activités :
5.9 - arrivée. Soir chez AB
6.9 - journée chez AB
7.9 - midi Bouaroun, puis Tipza, Cherchell, soir Douaouda
8.9 - matinée Ain-Taya - Aprés-midi avec Hassan : Pointe Pescade, Franco, Port aux Mouches, 4 rue Ben Siam, soirée anniversaire Sabine chez AB
9.9 - Lafarge, marché, mairie, rue louis narbonne, ma rue, cimetiére, notre dame d'afrique, guyotville
10.9 - Sabine s'est taillée chez Lyes. Beignets Nouvel Ambert, place H-Dey, chez Rachid, mairie pour actes, rue H-Dey, glacier, nouvel hôtel H-Dey,, photos : joueurs de Dominos, maison de Bernabé José
11.9 - Marché Champ de Manoeuvre, Meissonnier, Fort de l'eau, verte rive, Lido
12.9 - Marché Badjahra, cimetiére, Rue Michelet, Abdelkader, orage, souper chez Rachid, Sabine déjà là, hassan nous raccompagne : Dely Brahi et Ain-Taya
13.9 - Gigi Lafarge, moi chez Simone. Venez me chercher avec AB. Soirée beignets
14.9 - avec AB jardin d'essai, musée du Bardo, déjeuner abattoirs, puis Bida (chez Fartasse), Ruisseau des singes (orage) re-Blida chez frére AB, Boufarik
15.9 - moi crise de foie, toi kabylie
16.9 - journée Simone pour moi
17.9 - Surcouf, ferme, train avec Rachid, repas pêcherie, marché de la Lyre, photos mosquée face palais justice
18.9 - adieux à Simone, photos appartement Maité, souper chez AB, retour avec Taxieur-Plombier
19.9 - journée Ain-Taya, photos
20.9 - retour chez les français et début des emmerdements.
Voilà le résumé. Si tu veux plus de détails, j'en ai. T'enverrai ultérieurement recette beignets. Bon retour et gros bisous
GERMAINE
Bonsoir Gilbert,
9.09.2006 : taxi pour H-Dey tous les 3. Lafarge, Sab et moi Carrefour. Tu nous rejoins sous le pont. Déjeuner derriére Marche H-Dey. Puis ma rue, la rue Narbonne, la Poste, le glacier où AB nous rejoint. Achat fleurs puis cimetiére. Notre Dame d'Afrique Guyotville. AB nous raccompagne centre Aïn Taya à 20 heures. On achéte le fameux sandwich algérien et dans une pâtisserie les tartes aux cacahuètes. Soirée de gala dans la SUITE de Sab jusqu'à 24 h 30. Bisous à demain.
ABDENOUR
Salut Gigi. Le 13-09-2006 vous avez pris le taxi et en cours de route je vous ai appeler pour vous signaler que je suis à H-Dey donc je vous attend pour accompagner ma soeur Germaine chez Simone.
Toi tu devais passer la journée chez ton ami de lafarge. Ensuite ton ami a eu des problèmes sur le chantier donc tu m'as appelé. Et en allant payer mon ADSL (date de la facture qui confirme) je t'ai récupéré à la placette et tu étais avec Sabine (elle es dans une voiture avec des amis et toi discutant avec elle).
je t'ai récupéré on a pris des photos chez tonton Bernard puis on a été rue Zerrouk pour voir Mr Kabtane ami du cousin de Bernard. Ayant trouvé son frère Réda et pas Abdelaziz; on a été récupérer Germaine chez Simone et on est repassé rue Zerrouk mais malheureusement il pleuvait donc on a abandonné.
J'étais sur le point de vous accompagner à la pension lorsque Dalila m'a appelée pour me demander de vous ramener à la maison car il y avait des beignets chauds qui vous attendaient.
Et ensuite retour au bercail.
Pour les détails entre le moment où on t'a laissé aller rejoindre ton ami et le moment où je t'ai récupéré c'est à toi de t'en rappeler car tu étais seul.
GERMAINE
BON, alors voilà :17 septembre:
Nous sommes allés avec notre taxieur habituel chercher la ferme de mes amis Segui, située aprés Surcouf Nous sommes allés à H-Dey, avons retrouvé Rachid, pris le train pour Alger. Nous avons mangé dans un resto à la pécherie et avons commandé un thé que nous n'avons pû boire (thé+sirop menthe) tellement c'était dégueu Puis nous avons fait le marché de la Lyre, pris des photos d'une mosquée face au tribunal en attendant Rachid qui avait à faire Nous sommes remontés par les petites jusqu'aux galeries, mangé glace au milk bar, redescendus vers la gare, avons raté le train, pris un taxi en décomposition.... AB est venu nous chercher et nous avons pris un thé plus que copieux chez lui. Il nous a accompagné à l'hôtel et nous avons discuté avec la patronne jusqu'à 23 h. Bisous et demain je t'envoie la journée du 18
GERMAINE
JOURNEE DU 18 SEPTEMBRE 2006 Journée des adieux
Le matin : comme d'habitude . Taxieur qui nous emmené au bas des escaliers chez Simone. Je la trouve sur le parking : elle revient de la rue Parnet faire des courses !!!!! 86 ans .... tu fais sa connaissance et on monte les 11 étages .... tu fais aussi connaissance avec Gilbert Canari et tu peux admirer la vue. Nous partons à pied et Simone nous fait au-revoir du balcon.. on déjeune à côté du Royal , on va se faire bouffer un moment par les fourmis sur la place. Il fait trés chaud, mais tu veux aller au cimetiére. Il est fermé. On attend. Il ouvre et tu vas dire au-revoir à ton pére. On revient sur la place. On repart, rencontrons Rachid, belle-soeur de Rachid, allons faire nos adieux à la famille Hadrou, tu prends des photos d'une cour.... On attend AB et une voiture passe et 2 jeunes crient " aurevoir Gigi, aurevoir Weweach". AB arrive, j'achéte des fleurs pour Mimi, puis Kouba pour les gâteaux français. Souper : chorba, bourrecks, courgettes farcies en sauce, thé et mille-feuilles (régal de Dalila) Nous sommes mis d'accord avec copain d'hassan pour le taxi, mais il n'est pas libre . Donc retour avec le taxieur-plombier. Jolie musique !!!! retour minuit 30 et j'ai la tête comme un moteur. Ne dis plus jamais à un chauffeur de taxi que la musique est jolie et quand je suis assise à l'arrière !!!! Bisous et à demain
Il faut ajouter à ces Mails les photos de Sabine et de Germaine.
Je ne pouvais pas m’accaparer seul le mérite de ce récit
Vous souvenez vous je vous avez raconté mon voyage « épique » en car de Aïn-Taya à Hussein-Dey.
Voila la version de ce VOYAGE raconté par Germaine.
HASARD BIZARRE
Nous sommes trois, Sabine, Gilbert et moi frais arrivés de France depuis la veille et impatients d'aller marcher dans les rues d'Hussein-Dey. Gilbert a décidé que nous allons prendre le car depuis Ain-Taya. Pourquoi pas ? Nous n'avons pas envie d'être des touristes, mais de vivre avec les Algériens le temps de notre séjour. Donc, nous voilà sur la place : il y a plein de cars et renseignement pris tout le monde se précipite pour nous indiquer celui qui nous mènera à notre ville natale. Il est tôt mais il fait déjà très chaud. Nous montons et nous allons nous asseoir à l'arrière ...... pensant que le car va démarrer car le moteur tourne. Mais non, le chauffeur attend qu'il y ait plus de voyageurs.
Enfin l'engin démarre et se fraie la route au milieu des embouteillages. Il ne peut pas doubler ? Où est le problème? Il double à droite, les roues au ras du fossé.
La chaleur est étouffante:Les fesses sur le moteur je cuis de l'intérieur et le dos au soleil de la fenêtre arrière je rissole de l'extérieur. Le car s'arrête sans arrêt pour faire monter et descendre des voyageurs. Gilbert nous a galamment laissé braiser sur nos siéges : il tient des conférences avec des voyageurs au milieu du car !! C'est notre deuxième jour en Algérie et il est en pleine forme .... Je signale à Sabine les panneaux "dos d'âne", le car n'ayant plus d'amortisseurs, il vaut mieux prévoir les choses ! Mais tout n'est pas signalé, surtout les "creux d'âne" et les siéges n'étant pas rembourrés les parties plus que charnues qui font notre charme sont assez malmenées...
Un couple d'un certain âge vient prendre place sur notre siége et Sabine engage la conversation. Moi, je surveille la progression du voyage qui n'en finit plus. Mais j'entends que ces personnes sont de Cherchell et qu'elles ont perdu leur livret de famille. Pour le renouveler, il leur faut les actes de naissance de leurs enfants nés dans plusieurs villes. Donc elles font le tour de diverses mairies, dont Hussein-Dey.
Enfin, après presque une heure et demie nous arrivons derrière Hussein-Dey, prenons les passerelles pour nous retrouver dans le petit chemin du cimetière à hauteur de Nouvel Ambert avec le couple de Cherchell.
Sabine et Gilbert qui sont de grands bavards encadrent l'épouse et marchent lentement. Je suis devant avec l'époux et nous arrivons au cimetière qui est fermé.
J'écoute le monsieur qui me raconte un peu sa vie et à un moment je lui dis : Je connais très bien Nador et Tipaza, j'y passais toutes mes vacances, mon grand’ oncle et ensuite son fils, mon cousin ont été garde- champêtre à Nador.
Le Monsieur s'arrête net : - Guy, c'était votre cousin ? Je le connais, nous avons travaillé ensemble en 1956 dans l'électricité automobile !!!!
Je suis sciée...
Mon cousin habite le Var, je prends un car à Ain-Taya, pourquoi ce jour, pourquoi ce car ? Ce couple de Cherchell décide de renouveler leur livret de famille, pourquoi ce jour, pourquoi ce car ? Ils viennent s'asseoir prés de nous alors qu'il y a d'autres places libres, C'est moi qui discute avec ce Monsieur et non mes amis ......
J'imagine ce qu'on peut appeler un hasard troublant, une orchestration bizarre de date, de lieu, d'heure ....... ect...
Combien de chances pour que cette rencontre particulière se produise dans la petite route du cimetière ?
Bizarre non ?
Madame et Monsieur ECHAIB Mohamed de Cherchell excusez-nous de n'avoir pu répondre à votre invitation à Cherchell, nous n'avons pas eu le temps. Mais si je reviens, promis, je vous rends visite.
Histoire vraie racontée par Germaine
Pardon Sabine. Pardon Germaine pour cette heure et demie que je vous ai fait subir.
NOTRE PROBLEME AVEC UN SERRURE (je ne me souviens pas si je ne l'ai pas déja mis sur le blog d'Hubert)
HISTOIRE DE SERRURE
Chaque jour dans le monde, des milliers de gens perdent leurs clefs.......
Combien y en-t-il qui perdent leur serrure ?
Réponse : au moins deux !!!!
Explications :
Le 10 septembre 2006, deux individus en vacance dans leur pays natal, rentrent à leur hôtel après avoir fait un parcours de 50 Kms en taxi : Dely-Brahim jusqu'à Ain-Taya. Il est plus de minuit. Leur journée a été longue et fatigante. Depuis le matin, ils ont marché, marché ...... dans les rues d'Hussein-Dey, mangé, mangé ....... des beignets à Nouvel Ambert, du café, des gâteaux et des fruits chez Rachid, ils sont allés à la Mairie, ils ont arpenté les rues de la ville en passant déguster une énorme glace chez le nouveau glacier, ils ont acheté des fleurs, visité un superbe hôtel ...... puis épuisés se sont affalés sur les bancs de la place publique. Bref repos : Lyes les emmène souper chez lui à Dély-Brahim. Là, ils ont encore mangé, mangé ....de la salade de poivrons, des bourrecks, du poulet en sauce blanche, des boulettes frites, des fruits, du thé, du alva .....Ils ont parlé, parlé ..... mais le temps passant, il leur a fallu regagner leurs pénates.
La route jusqu'à Ain-Taya les a petit à petit engourdis.... Quand ils arrivent enfin devant leur domicile, hélas temporaire, les lampadaires sont éteints et malgré la lune ils ne voient pas grand chose.
Ils cherchent dans leurs sacs la clef qui leur ouvrira ce havre où ils pourront enfin se doucher et s'allonger sur un lit douillet....
Pas facile de trouver une clef dans un sac qui semble avoir une centaine de poches qui contient chacune un tas de choses hétéroclites : téléphone, appareils photos, porte-monnaie, médicaments divers, stylos, papiers en tous genre .......Pourtant, si la clef n'est pas grande, le porte clefs est énorme et très lourd. Bref, après avoir fouillé et refouillé toutes les poches des sacs, après avoir dit quelques gros mots dus à l'énervement, un des individus trouve enfin le sésame espéré....
Le manque de lumière n'arrangeant pas les choses, le premier dit :
- Hé merde, je trouve pas la serrure !
Le second, très Mac Gyver : - Bouges pas, je suis équipé !
Le fait est : il est équipé d'une petite lampe intégrante à la montre qu'il porte à la ceinture.
Voici donc nos deux amis, l'un avec sa clef, l'autre avec sa lampe. Le premier de ses doigts tâte le chambranle, l'autre éclaire, tous deux accroupis... Mince alors, pas de serrure. Ils cherchent et recherchent avec les doigts, avec la lampe ..... toujours rien
Eclairons un peu plus haut, on ne sait jamais ..... un peu plus bas ....... sur l’autre chambranle de l'autre côté ...... rien ! Et l'un des deux a cette remarque très sotte mais logique :
- ILS ONT ENLEVE LA SERRURE !!!!!
Fatigué par la journée, un peu ahuri de ce qui arrive un des deux se redresse et fais un pas en arrière (sans doute pour réfléchir !) et là LE CHOC : ils cherchent une serrure où il n'y en a jamais eu : depuis un quart d'heure, ils s'escriment accroupis, le nez contre le bois du chambranle à vouloir ouvrir une petite baie vitrée qui éclaire la salle de l'hôtel. Une petite baie vitrée qui ressemble, je le jure, à la porte d'entrée comme une jumelle.
Premier geste de nos individus très confus : regarder autour d'eux si quelqu'un a assisté à la scène. A première vue, il ne semble pas, mais il fait si sombre, allez savoir ! Dans le cas où, le quelqu'un a dû penser que les perdeurs de serrure avaient sans doute forcé sur le Sélecto !!!!
Honteux et confus, nos deux amis ouvrent la bonne porte qui était au moins à 1 mètre cinquante d'eux et une fois à labri, se regardent et éclatent d'un fou rire mémorable ....... Hé oui, durant ce voyage, ils n'ont rien perdu, rien égaré ..... sauf la serrure de l'hôtel !
Histoire vraie racontée par Germaine ma voisine dans l’hôtel
RETOURNER LIRE PLUS BAS LE TEXTE REVU ET AMELIORE PAR GERMAINE
JOURNEE DU MARDI 19 SEPTEMBRE 2006
Aïn-Taya 6h45, je me lève, je vais à la fenêtre, il fait beau la mer est toujours aussi belle.
C’est fini je ne verrai plus au cours de ce séjour mes amis les plus chers et ma ville d’Hussein-Dey.
Je traîne ce matin, voudrai-je ainsi, retardé l’heure du départ ? Certainement. Je vais sous la douche pour me remettre les idées en place et je descends prendre mon petit déjeuner. Je sors, je vais m’asseoir sur mon bout de trottoir préféré pour fumer ma première cigarette, elle n’a pas le même goût délicieux que lors de mon arrivée. Je regarde le ciel pour que mes yeux gardent en mémoire sa couleur d’un bleu inégalable. Il est 8h00 et je ne peux m’empêcher de penser que dans 26 heures je serai dans un avion qui va m’éloigner de mon bled, de chez moi de mon pays, de mes amis. Je pensais que cela ne me ferait pas mal de repartir, je me disais que je pourrai revenir retrouver tout cela, mais non ce n’est pas le cas, je peux vous dire que le cœur et le moral en prennent un coup, surtout lorsque je pense à la visite des endroits que je n’avais pas revu depuis 44 ans et à la façon dont les Algériens m’ont accueillis. Et voila une fois de plus je me désole au lieu d’être heureux avec tous ces souvenirs qui vont rester pour toujours dans ma mémoire et dans mon cœur. De bout les cœurs mon Gilbert, rentre donc dire bonjour à Germaine qui doit prendre son petit déjeuner, avec un grand sourire pour lui cacher ton cafard naissant. Je la trouve en effet en train de déjeuner, Une petite bise matinale sur la joue, pour lui dire bonjour (je précise bien sur la joue, toujours pour mes ami(es) taquins de la tchatche) , et je vais déguster mon café noir avec madame Ketfi notre logeuse.
Avec Germaine, nous décidons d’aller faire Les marchés de Rouiba pour dépenser les quelques Dinars qui nous restent. Notre taxieur habituel n’est pas libre, nous demandons à notre logeuse qui nous propose un chauffeur de taxi « on se débrouille ». Il est d’accord pour nous amener à Rouiba, de nous y laisser et de venir nous rechercher quand nous aurons fini nos emplettes.
Nous découvrons des marchés couverts qui ressemblent fort à la caserne d’Ali Baba. On y trouve de tout, nourriture, vêtements, vaisselle, animaux de tout genres, tout ce que vous pourraient imaginer. Je trouve une djellaba blanche toute brodée pour mon petit fils et une superbe robe Berbère pour mes petites filles. Je prends également un foulard pour madame Ketfi et un autre pour une de ses employées qui est très gentille.
Nous rappelons le chauffeur de taxi qui vient nous prendre devant uns magasin d’oiseaux, canaris, chardonnerets, et mulets. En Algérie les chardonnerets ne sont pas considérés comme une espèce protégée. Si vous allez vous promener dans la rue de Constantine vous trouverez beaucoup de cages suspendues aux arbres avec un de ses oiseaux chantant à tue-tête.
Nous demandons au chauffeur de nous arrêter sur la place d’Aïn-Taya. On se dirige vers la plage, je regarde avec envie cette mer avec que j’adore, Germaine prend quelques photos de la ville.
Vues d’Aïn-Taya
Il est l’heure de se mettre à table, nous trouvons une table en terrasse à l’ombre d’un arbre. Nous commandons une pizza arrosée de Sélecto pour moi et d’eau minéral pour mon amie. Nous nous attardons un moment sur cette terrasse pour boire un café, fumer une ou deux cigarettes et dans notre discutions Germaine me demande si je ne veux pas essayer de trouver cet ustensile que nous appelons un moule pour faire les « Cocas ». Germaine m’avouera beaucoup plus tard qu’elle ne voulait pas rentrer à la pension, sachant qu’elle n’en sortirait que demain pour aller à l’aéroport prendre cet avion qui nous fera quitter notre pays. C’est parti nous voilà en chasse de ce moule, nous entrons dans tous les magasins qui vendent des ustensiles de cuisine mais pas ce moule. Après je ne sais combien de boutiques visitées et de Kms accomplis j’arrive à trouver un seul modèle. Je m’en contenterai, mes chaussons aux pommes et mes cocas auront les mêmes dimensions.
Nous rentrons à contre cœur à la pension pour faire nos valises. Arrivés à la pension nous faisons cadeau les foulards que nous avions acheté à Rouiba ce qui nous vaut le plaisir de boire un café avec Madame Ketfi. Nous l’avertissons que nous souperons ici ce soir et nous allons dans nos chambre faire nos valises.
Vers 19h00 Germaine me rejoint dans le salon de la pension où je suis en train de fumer. Nous parlons de nos impressions dictées par notre retour, je lui avoue que cela me fait plus de mal que je j’avais imaginé. Elle me dit qu’il en est de même pour elle, pourtant c’est son deuxième séjour, il est vrai que le premier était très court à peine 4 jours. Elle m’avoue que pendant les virées que nous avons faites avec Abdenour ou Hassan, elle a pris soin de graver dans sa mémoire et dans son cœur les paysages qu’elle voyait. Moi j’avoue que tout commence un peu à se mélanger et comme je sais que tous les soirs elle note tout ce que nous avons fait dans la journée, je vais inonder sa boite mail de messages demandant des renseignements sur telle ou telle journée de ce séjour merveilleux. Je dois vous avouer que pour la première fois depuis que je suis en Algérie, je boirai bien volontiers une ou deux anisettes.
Vers 20H00 Abdenour et son épouse Dalila nous font la surprise de venir, ils tenaient à venir nous saluer avant notre départ demain, Dalila nous offre des gâteaux qu’elle a fait dans l’après midi de façon à rester encore un peu avec nous quand nous les dégusterons en France.. Nous les invitons à souper avec nous et demandons à madame ketfi de prévoir deux couverts supplémentaires. Nous soupons avec de la chorba, des rougets accompagnés de je ne sais plus quoi et de fruits. Nous discutons encore un instant et on se dit Adieu, cette fois c'est la bonne.
Quand pourrai je revoir celui qui nous considère comme des membres de sa famille ? Quand pourrai je revoir son épouse, ses enfants, sa maman, ses neveux et nièces leurs parents ? Quand reverrai je Hassan mon petit frère, ses parents, sa famille ? Quand pourrai je revenir dans mon quartier pour retrouver mes amis si chaleureux ? Le plus tôt possible, je l’espère fortement.
Nous montons dans nos chambres le moral au plus bas. La douche n’a pas chassé ce bourdon comme je l’espérais et j’ai mis beaucoup de temps à m’endormir ce triste soir du mardi 19 septembre 2006.
Suite à mon voyage j'ai plagié la chanson d'Enrico Macias "j'ai quitté mon pays". Amusaient vous à la fredonner sur le même air.
Mon texte est moins beau 'que celui de cet illustre chanteur, mais plus gai
TEXTE REVU ET AMELIORE PAR GERMAINE
JOURNEE DE LUNDI 18 SEPTEMBRE 2006
Pour moi, réveil vers 6h30, comme tous les jours, un coup d’œil par la fenêtre çà va il fait beau et la mer a cette couleur que j’adore, un bleu presque vert tout près du rivage où les fonds sont hauts et un bleu foncé plus au large avec des taches plus sombres qui signalent qu’il y a des rochers ou de l’algue brune sur le fond. Je ne lasserai jamais de cette vue splendide.
Je descends prendre mon petit déjeuner, je dis bonjour aux copains de Germaine dans leur aquarium et je sors fumer ma cigarette. Aujourd’hui nous allons à Hussein-Dey pour faire nos adieux à nos anciens amis ainsi qu’aux nouveaux que nous nous sommes fait pendant ce séjour enchanteur trop court à mon goût. Pourtant en y repensant j’ai quand même fait un splendide voyage. J’ai vu énormément de coins que je ne pensais plus revoir. Lors de mon prochain séjour, Inch Allah, j’essaierai de m’attarder dans les endroits où je n’ai pus que brièvement jeter un petit coup d’œil. Je pense surtout à Alger plage. C’est sur une des plages de cette ville que j’ai rencontré celle qui aller devenir mon épouse. Le jour où nous avons été dans ce coin magnifique je n’ai pas réussit à trouver cet endroit, il faut dire que la ville a beaucoup changer et va encore changer car beaucoup de maisons sont en rénovation ou en train de se construire, mais promis quitte à passer la journée dans cette ville, je trouverai cette plage et la maison de l’oncle de ma femme où elle séjournait pendant les vacances de ses parents.
Je descend jusqu’au coin de la rue pour acheter des friandises au petit fils de notre logeuse et je reviens dans la grande salle de la pension où Germaine prend son petit déjeuner. Je cherche le petit gamin, je lui donne ses bonbons et je vais boire mon café noir avec notre charmante logeuse.
Germaine est prête à partir, je donne un coup de fil à monsieur Wouarhid notre chauffeur de taxi qui nous amène directement chez Simone, l’amie de Germaine. Nous la trouvons dans le parking de l’immeuble, elle revient de la rue Parnet où elle a fait quelques courses. Je tire la langue, malgré 2 ou 3 poses, pour monter les onze étages qui nous séparent de son appartement. Simone nous offre un rafraîchissement et je fais la connaissance de « Gilbert le canari » ainsi baptisé parce que lors de la dernière visite de Germaine chez son amie, il parait qu’il a fallu qu’elles quittent la cuisine où se trouve Gilbert, pour aller dans la salle à manger car il ne s’arrêtait pas de chanter et ces dames ne s’entendaient plus, j’ai compris je dois être bavard.
Il est vrai que j’ai du saouler mes amis, depuis que je suis revenu chez moi, est ce l’air de mon pays mais je n’arrêtais pas de m’extasier sur ce que je voyais et de raconter mes souvenirs à propos d’un lieu que l’on visitaient. Ici je faisait çà, là je faisait ci, c’est vrai je l’avoue j’ai été bavard, Mea-Culpa Germaine si je t’ai autant rabattu les oreilles mais j’étais tellement heureux de revoir mon bled. Simone et Germaine me demande d’aller sur le balcon pour voir le panorama qu’on y découvre. Incroyable du haut de ces onze étages je découvre tout Hussein-Dey à mes pieds ainsi que la baie d’Alger du port au Cap Matifou. Je prends quelques photos pour montrer à mes enfants le beau pays où je suis né.
Vue de la Baie d'Alger
Vue d'Hussein-Dey
Vue d'Hussein-Dey
Vue de Kouba
toutes ces photos ont été prises du balcon de chez Simone
Nous prenons congé de Simone et de Gilbert le canari, (quel chance il a ce Gilbert de pouvoir rester dans cette ville qui m’est si chère),.
Simone nous fait des signes d’adieu par son balcon pendant que Germaine me dit qu’elle espère bien revoir cette dame de 86 ans à son prochain voyage. Je ne dis rien mais je ne puis m’empêcher de penser Inch Allah que dieu prête vie à cette vieille dame si gentille, afin que le voeux de mon amie se réalise. Nous redescendons vers la rue de Constantine en passant par Nouvel Ambert et nous rejoignons la place d’Hussein-Dey. Pour aller manger je demande à Germaine si elle veut manger des grillades et nous voila attablés prés du cinéma ROYAL,chez l’ami de mon copain Mohamed. Au menu crudités, grillades d’abats brochettes de viande et je sais plus quoi.
Après le café nous allons un moment nous asseoir sur un banc de la place où une fois de plus Germaine est sauvagement attaquée par ces minuscules fourmis qui hantent ce lieu.
Il fait chaud, un vrai régal pour moi qui adore la chaleur naturelle du soleil. Je demande à Germaine si elle veut bien m’accompagner au cimetière, comme nous ne devons plus revenir à Hussein-Dey je voudrai dire au revoir à mon père. Nous y allons doucement mais à notre arrivée il est fermé, nous attendons un peu et enfin un gardien ouvre les portes. Germaine m’attend sur le banc en pierre et je vais me recueillir sur la tombe de mon père, je caresse longuement de la paume de la main ce caveau en marbre blanc en formulant le vœux de pouvoir revenir faire ce geste sur cette tombe, pour avoir la joie de la fleurir et de retrouver les êtres chers qui y reposent.
Nous voilà repartis sous un soleil de plomb vers la place pour nous mettre un peu à l’ombre pas trop près des fourmis,.Après une ou deux cigarettes nous apercevons Rachid, nous lui faisons signe et il vient nous rejoindre. Il me propose d’aller au 58 rue de Constantine chez sa belle sœur qui habite dans l’ancien appartement de ma cousine Maïté pour prendre des photos de cet appartement, photos que m’avez demandé Maïté. Nous nous y rendons tous les trois, j’ai pris mes photos et un rafraîchissement offert par la belle sœur de Rachid. Je la remercie pour sa gentillesse et nous allons chez Rachid pour faire nos adieux à son épouse, à son fils, Hassan mon grand ami. Après avoir déguster un bon café avec des petites choses pour l’accompagner nous redescendons sur la rue de Constantine où Abdenour doit venir nous chercher après avoir quitter son travail. Je prends depuis une cour quelques photos de la façade l’immeuble de Rachid qui donne coté mer pour mon ami JBB et je rejoins Germaine qui guette Abdenour. Nous sommes là tous les deux quand passe une voiture avec deux jeunes, nous voyons une tête sortir et hurler : « Salut Gigi, Salut Weweach, nom donner à Germaine, ni Germaine ni moi n’avons pus reconnaître qui nous saluer, la voiture roulait trop vite. Abdenour arrive, nous embarquons dans la voiture et Germaine lui demande de s’arrêter chez un fleuriste pour acheter des fleurs pour sa maman MIMI . Les fleurs trouvées et achetées nous demandons à Abdenour où se trouve la pâtisserie qui fait de si bons gâteaux européens et surtout des mille-feuilles régal de Dalila son épouse, il nous amène à Kouba où elle est située. Cette pâtisserie, est très réputée et lorsque l’ambassade Française donne une réception c’est ici que le gâteaus sont commandés. Avec Germaine nous prenons deux gros gâteaux pour toute la famille dont un mille-feuilles. Il fait déjà nuit que le temps passe vite dans ce beau pays, trop vite à mon goût. Nous arrivons chez Abdenour, Germaine offre les fleurs à MIMI et les gâteaux à Dalila je vais faire un petit tour sur l’ordinateur d’Abdenour et nous passons à table.
Comme à son habitude Dalila nous a fait un vrai festin, Chorba, Bourrecks, Courgettes farcies en sauce, je ne sais plus quoi encore et du thé pour déguster le mille-feuilles régal de Dalila. Gilbert n’arrêtant pas de parler il se fait tard et nous téléphonons à un « taxieur », ami de Hassan mais ce dernier est désolé il ne pourra nous accompagner, il
est avec un client assez loin d’Alger. Vue de l’heure tardive nous ne voulons pas qu’Abdenour nous ramène à Aïn-Taya car demain il doit se lever tôt pour aller travailler. Il téléphone à un de ses amis plombier de métier et occasionnellement « taxieur » ( n’oubliaient pas la fameuse phrase « on se débrouille »)ce dernier lui dit qu’il passera nous prendre dans 15 minutes, le temps pour nous de dire au revoir en espérant les revoir très bientôt, à tous les membres de notre nouvelle famille Algérienne. Nous embarquons Germaine à l’arrière et moi à coté du chauffeur, dans la voiture du plombier taxi pour notre pension. Encore une petite anecdote, la voiture possédait un lecteur de CD et notre chauffeur l’a mis en route pour écouter un chanteur arabe mais pensant certainement nous gêner le volume du son était très bas. Je demande si il pouvait augmentait le volume car je trouvait que ce chanteur avait une belle voix, il s’exécute en me donnant le titre de la chanson et le nom du chanteur et pendant tout le trajet j’ai pu entendre cette jolie voix ……………………..au grand malheur de Germaine qui assise à l’arrière du véhicule avait les deux haut parleurs, qui étaient installés sur la plage arrière, juste à la hauteur de sa tête à 10 centimètres de ses oreilles, elle a apprécier notre arrivée à Aïn-Taya. C’est seulement à minuit trente, une fois dans la pension qu’elle me raconte qu’elle a failli devenir sourde et pourquoi. Pauvre Germaine encore une bavure de ton ami Gilbert qui ne peut s’empêcher de parler. Nous regagnons nos chambres où une bonne douche va pouvoir dégager les décibels accumulés dans les oreilles de Germaine et à moi d’apprécier mon lit.
JOURNEE DU DIMANCHE 17 SEPTEMBRE 2006
Pas de grasse matinée aujourd'hui il faut profiter de ces quelque jours qui nous restent pour emmagasiner le maximum de souvenirs. Un coup d'oeil par la fenêtre, çà va il fait beau et la mer a la couleur de l'azur, une belle journée nous attends. Je descend prendre mon petit déjeuner avec comme tous les jours un bol de café au lait et un croissant, ce n'est pourtant pas les bonnes choses qui manquent, beurre, pain, fruits, jus de fruits, croissants mais le matin je n'arrive pas à avaler beaucoup de nourriture, même le croissant a des difficultés à passer car ils sont énormes.
Je sors fumer ma cigarette et je me dis que l'on va encore marcher pendant des Kms car nous avons rendez vous avec Rachid pour manger avec lui à Alger et se balader pour trouver les quelques bricoles qu'ils nous restent à trouver pour combler notre famille et nos amis à notre retour. Je repense un peu à tout ce que j'ai fait depuis mon arrivée, moi qui ouvre le garage, qui m'équipe d'un casque et de gants, qui sort la moto du garage et tout çà pour faire 300 mètres pour aller acheter une baguette de pain et un paquet de tabac, je n'en reviens pas, j'ai du faire en 12 jours plus de Kms à pieds que je n'en fait à Lyon en 12 mois, ce doit être la preuve que l'air de mon bled est plus vivifiant que celui que je respire en France, je ne vois que çà, si on m'avait dit que je pourrai faire autant de marche à pieds j'aurai conseiller à ce on d'aller rapidement se faire soigner.
Ma cigarette finie je rentre et trouve Germaine en train de se « substancer » en vue de nos prochains efforts. Elle me dit qu'elle aimerait bien faire un détour vers Surcouf avant d'aller à Hussein-Dey afin d'essayer de retrouver une ferme pour la prendre en photo et récupérer un peu de terre pour des amis y ayant vécu et habitant aujourd'hui la même ville qu'elle en France. On demandera çà à notre « taxieur » monsieur Wouarhid. Je la laisse manger et je vais rejoindre la patronne des lieux qui a déjà servi nos tasses de café,Germaine profite comme tous les jours de la dégustation quotidienne de ce café pour aller se préparer. Elle redescend, nous saluons notre logeuse et nous appelons notre « taxieur », 5 ou 10 minutes plus tard il arrive et Germaine lui demnde si il connaît la ferme des peupliers à Surcouf, il nous propose d'aller à Surcouf, il connaît beaucoup de monde et se renseignera sur place.
Arrivé sur place il se renseigne auprès de plusieurs personne pour savoir où se situe cette ferme des peupliers et si elle existe toujours mais personne ne semble la connaître. Il nous propose d'aller voir le premier maire de Surcouf qui avait pris ses fonctions en 1962, nous allons au domicile de cette personne et nous le trouvons sur le pas de sa porte entrain de bavarder avec des amis, monsieur Wouarhid lui fait part de la recherche de Germaine mais cette ferme des peupliers ne lui dit rien jusqu'au moment où Germaine lui donne le nom du propriétaire, dés qu'elle a eu prononcer le nom monsieur le maire a su de quelle ferme il s'agissait, car il connaissait très bien cette famille et c'étaient de bons amis, il donne au chauffeur la route à suivre pour s'y rendre ce que nous faisons après avoir chaleureusement remercier cet « ex maire » une personne très âgées mais doté d'un savoir peu commun. Cette ferme se trouve à proximité du village des Euraouas, nous descendons de la voiture et germaine commence à prendre des photos de la ferme et des champs cultivés tout autour,bien entendu son manège attire du monde de la ferme et nous voilà à l'intérieur de cette ferme en train de parler avec le fils d'un ancien ouvrier qui connaissait bien sur le propriétaire, Germaine lui donne des nouvelles car se sont des personnes très âgées et cette personne qui était un gamin lors du départ du propriétaire lui demande de les saluer pour lui et de leur dire que souvent les gens du coin parle d'eux.
Nous repartons après que deux Algériens aient recueilli de la terre des champs, ils n'ont pas voulu que Germaine ou moi se salisse les mains, formidables je vous le redis ils sont d'une gentillesse peu commune.
Vous voulaient encore un exemple, d'accord, nous repartons donc de la ferme pour Hussein-Dey où Rachid doit nous attendre, nous arrivons et lorsque nous demandons à monsieur Wouarhid , le chauffeur de taxi combien nous lui devons pour la course il nous dit comme d'habitude il ne tenait pas compte de notre détour à Surcouf alors que nous lui avons fait perdre environ 1h30. Le temps passé à chercher cette ferme et le temps que nous y avons passer était plus long que le temps que nous mettions pour aller de Aïn-Taya à Hussein-Dey et pourtant il jugeait que le prix de sa course était la même, bien entendu germaine et moi avons doubler le prix de cette course ce qui nous a parus tout à fait normal, voilà mes amis comment sont les Algériens, mais je crois que pour ceux qui ont eu la chance de pouvoir retourner en Algérie ont du s'en apercevoir.
Nous sommes avec Rachid et ce dernier nous propose de prendre le train à la gare d'Hussein-Dey pour aller vers le square Breson à Alger, nous voila dans le train et 20 minutes plus tard devant la gare sur le port, je demande à Rachid si il y a toujours des restaurants à la pêcherie, oui, et si on allait manger du bon poisson frais pêcher du matin, aussi tôt dit aussi fait et noud voilà attablés dans un joli restaurant dominant l'Amirauté avec vue sur le port
Le patron nous demande ce que nous voulons manger, réponses DU POISSON, il revient un moment plus tard avec un assortiment de poissons pas encore préparé, nous lui donnons notre accord et il repart avec son plat pour nous les préparer, Germaine en profite pour prendre des photos des mosaïques qui sont sur les murs et plus tard le plat de poissons prêt à être consommé. Je suis régalé, un seul petit accroc, quand à la fin du repas j'ai commandé un thé à la menthe et que j'ai vu arrivé ce thé, c'était tout simplement du thé avec du sirop de menthe, imbuvable pour moi.
Nous sortons du restaurant et nous partons , à pieds bien sur, jusqu'à la rue de la Lyre où nous achetons quelques « mains de fatma » en argent et autres bijoux de mêmes sortes. Rachid sachant que je cherche des « doug doug » vous savaient ces couteaux, plutôt ces canifs tout en fer lame et manche, nous demandons à tous les marchands de couteaux que nous voyons mais je crois que c'était trop demandé cet article étant vieux de plus d'un demie siècle il ne doit plus être commercialisé, dommage cela m'aurait rappelé quand j'allais derrière les tabacs pour, NON, NON pas pour çà, JBB, Frédéric, Pierre et surtout toi Bernard, mais pour couper avec ce couteau des roseaux pour en faire, arcs, flèches ou épées pour jouer quand jrétais encore un enfant.
Au fait je ne sais plus si je vous les dit mais ce fameux chemin de derrière les tabacs est une rue très large avec des immeubles d?un coté et des manufacturiers de l?autre, il nrest plus aussi romantique comme au temps où je le fréquentais adolescent.
Nous revenons ensuite et à pieds toujours par des petites rues nous allons au tribunal drAlger où Rachid a des papiers à récupérer, nous en profitons pour photographier une très belle mosquée, dont je ne saurai vous donner le nom, qui est juste en face
Puis, toujours « pédibus » on se dirige vers le Milk Bar où nous faisons une pose en mangeant une bonne et copieuse glace
Le temps qui a été si beau toute la journée change et nous retournons vers l’amirauté, dois je le dire, et oui à pieds à la gare pour voir si il y a un train pour Hussein-Dey et non, bien nous décidons de prendre un taxi et nous apercevons à coté d’un splendide taxi flambant neuf un « taxieur » en train de parler avec le chauffeur d’une voiture nous lui demandons si il est chauffeur de taxi et, suite à sa réponse affirmative, si il peut nous amener à Hussein- Dey, pas de problème nous dit il prenant congé de la personne avec qui il dialoguait il se dirige , et là à notre grand regret, non pas vers cette belle voiture toute neuve que nous venions de voir, mais vers une vieille 504 Peugeot tout droit sorti d’un musée mais pauvres de nous, pas aussi bien entretenue, il manque entre autres choses,les manivelles pour relever les vitres, un levier pour ouvrir de l’intérieur la porte arrière gauche Germaine disparaît quand elle prend place sur le siège arrière plus que fatigué, c’est à peine si sa tête arrive à la hauteur du dossier du siège avant où je suis installé, pour que ce soit complet, il se met à pleuvoir , pourvu que les éssuies- glace fonctionnent, ouf oui çà marche, heureusement que le trajet est court, ce tacot vibrait de toutes ses tôles et faisait un bruit assourdissant, nous arrivons à la place d’Hussein-Dey. Nous remercions Rachid pour la balade.
La pluie s’est arrêté de tomber et nous allons nous asseoir sur un banc de la place où Abdenour vient nous récupérer pour aller prendre un thé pour le moins copieux aux vues de toutes les bonnes choses que Dalila avait préparé pour l’accompagner. Une fois de plus, gaver et content de l’être par Dalila, Abdenour et son épouse nous raccompagnent à l’hôtel où nous discutons avec notre logeuse jusqu’à 23h30 avant d’aller nous doucher, séparément, chacun dans sa chambre, je précise pour mes amis de la tchatche qui n’en loupent pas une pour nous taquiner Germaine et votre serviteur et enfin je rejoins mon lit pour un sommeil réparateur.
JOURNEE DU SAMEDI 16 SEPTEMBRE 2006-10-29
Je suis comme toujours le premier des pensionnaires de cette maison à être en train de prendre mon petit déjeuner. Après un petit bonjour aux copains de Germaine je sors m’asseoir sur mon coin de trottoir pour fumer ma cigarette. Aujourd’hui Germains doit passer chez la famille de Simone avec Simone bien sur, Abdenour a fini sa semaine de congés et reprend son travail, et moi je me dis que je vais aller me balader à pieds dans Hussein-Dey et surtout dans mon quartier où je veux encore prendre des photos, on ne sait jamais, je prévois le pire, c'est-à-dire le fait que je ne puisse pas revenir dans ce merveilleux pays qui est si cher à mon cœur et que je considère comme mien. Il faut que j’en profite un maximum de ce pays car mercredi je reprends l’avion pour la France.
Comme tous les jours, germaine descend pour déjeuner après l’avoir saluer je vais boire mon café avec la patronne.
Après avoir appelé notre « taxieur » nous voilà en route pour Hussein-Dey, on demande à monsieur Wouarhid d’emmener germaine chez son amie Simone et moi de me laisser à la hauteur de la place. Je me balade dans la rue de Contantine, je ne sais combien de fois je l’ai parcourue et combien de Kms j’ai du faire en la parcourant mais je ne peut m’empêcher de le faire car à chaque fois des souvenirs me reviennent en mémoire.
C’est assez bizarre d’ailleurs car ce sont des souvenirs d’enfance, très peu de l’adolescence, je me revoie très jeune avec mon père quand il m’emmener avec lui faire la tournée des bistrots. Autant que je m’en souvienne, tous les bars servaient la même kémia mais Il fallait aller boire dans ce bar car les rougets frits étaient les meilleurs, ou dans celui-ci réputé pour ses escargots ou bien encore celui là pour ses moules, étant enfants je ne comprenais pas pourquoi mon père faisait autant de bars alors que dans notre quartier il y en avait un qui servait la même anisette avec la même kémia, ce n’est que bien plus tard alors que j’étais plus âgé et qu’il n’était plus avec nous, que j’ai compris que c’était tout simplement pour boire un coup avec tous ses amis de tous les quartier d’ Hussein-Dey.
Oui voilà une des raisons qui me poussent à arpenter cette rue de Constantine si chère à tous les Hussein-Déens.
A mon habitude je m’arrête dans plusieurs café pour y boire un thé à la menthe ou un café pour engager la discutions avec la 1ère personne qui m’adressera la parole, je suis heureux de le faire car je vois, je sens que les jeunes et surtout les personnes de mon âge sont tout comme moi et regrettent le temps béni où nous vivions ensembles, bien sur chacun a fait son chemin dans un pays différent, mais la mentalité est toujours la même et avec les anciens on se comprend à demi mot, la complicité qui nous lie est toujours présente et les mots en « pataouette » ou en arabe que j’avais oublié faute de ne pouvoir les utiliser à Lyon me reviennent naturellement, c’est un vrai bonheur, je n’ai plus 66 ans et demie mais entre 18 et 22 ans.
Vous comprenaient maintenant pourquoi j’ai autant fréquenté les bars et bu des litres de thé ou de café pendant mon séjour.
Il est 12h30 et je vais manger vers le cinéma « Le Royal » chez l’ami de mon copain Mohamed, où je vais me régaler de différentes grillades aux abats, accompagnées de frites.
Après avoir bu un café au « bar des anti-bilieux » je traverse et vais fumer une cigarette à l’ombre sur un banc de la place puis je me dirige doucement vers mon quartier de Lafarge que je veux une fois de plus mitrailler avec mon appareil photo.
A peine arrivé à la 1ère rue de mon fief, il m’arrive un truc incroyable, je suis entrain de prendre en photos les façades des immeubles bordant cette rue quand un gamin qui devait avoir une douzaine d’année m’aborde et me demande : « C’est toi Bébert le copain de Mohamed ? » après ma réponse affirmative il me prend par la main et me dit : Viens mon grand-père veux te voir il te connaît et m’a demandé te t’amener chez lui si je te rencontrais » Je suis dans mon quartier et je sais que je peut sans hésitation et sans crainte suivre ce gamin qui me conduit à l’angle de la rue de Lamoricière et de la rue Commandant Baratier, il me fait franchir une porte en fer, qui autrefois était un portillon au milieu d’un muret en pierre surmonté d’une grille et qui donnait dans une cour et si aujourd’hui on ne peut plus voir cette cour depuis la rue, elle existe toujours.
Le gamin appelle son grand-père et je vois un homme qui me prend aussitôt dans ses bras en me demandant alors « tu m’as oublié ? » « Tu ne me reconnais pas ? » Et non impossible de mettre un nom sur ce visage, mais c’est moi et là il, me rappelle son nom, celui de ses parents où il habitait, et les nombreux tours de quartier qu’il a fait sur ma vespa quand il était enfant. Comment aurais je pu le reconnaître il doit avoir 10 ou 12 ans de moins que moi. Il m’invite à entrer chez lui pour boire un café et au cours de notre discussion, la mémoire me revient et je souviens parfaitement de lui, il voulait absolument, quand il avait 6 ou 7ans, devenir gardien de but « goal » comme nous disions à l’époque, pour, lorsqu’il serait grand et moi trop vieux, me remplacer dans les matchs de foot inter-quartier que nous organisions à l’époque. Nous parlons encore un long moment de notre quartier et de nos amis communs puis je continue ma séance de photo. Mais ce jour là il était écrit que je ne pourrai pas prendre mes photos, le bruit c’étant répandu dans le quartier que Bébert était là, toutes les personnes m’ayant connu ont tenu à m’inviter à boire un thé, un café le tout accompagné de délicieux gâteaux arabes, les anciens du quartier ayant pour la plupart disparus ce sont tous ces gamins qui devaient avoir 10 ans quand j’en avais 18, 19 voir 20 ans à qui je faisais faire un tour à moto, aucun roi sur terre n’a été plus heureux que moi cet après midi là, une fois encore je répète, ces gens là sont fabuleux, d’une gentillesse et d’un accueil que je n’ai rarement pu apprécier ailleurs.
Je repars de mon quartier sans beaucoup de photos mais avec une immense joie au cœur pour rejoindre un banc sur la place pour savourer les instants inoubliables que je viens de vivre. C’est là que mon ami Abdenour me trouve, il me sait seul aujourd’hui et après son travail il est venu me chercher pour venir m’inviter à souper chez lui avec sa charmante famille, impensable comment en si peu temps j’ai pu m’attacher à cette famille.
Comme à son habitude son épouse me fait grossir encore de quelques centaines de grammes et Abdenour me raccompagne à ma pension. Germaine n’est pas encore rentrée, je rejoints ma chambre, je prends une bonne douche et je m’endors avec la tête remplie de gamins sur une vespa que je conduis dans les rues de mon quartier.
JOURNEE DU VENDREDI 15 SEPTEMBRE 2006
Aujourd'hui dès mon réveil je saute du lit pour aller à la fenêtre voir le temps qu'il fait. Aïe il fait gris, le ciel est couvert, c'est de mauvaise augure pour aller plonger, si le soleil ne se montre pas les fonds ne seront pas assez lumineux pour que je puisse reconnaître les trous où j'allais chasser au fusil harpon. Bon je passe sous la douche et je descends prendre mon petit déjeuner en espérant que le temps s'améliorera.
Je vais fumer ma cigarette, assis sur le trottoir, elle n'a pas aussi bon goût que les jours précédents à cause du ciel qui est toujours aussi gris. Je vais encore attendre un peu pour voir comment va évoluer cette situation et si le temps ne s'améliore pas je téléphonerai à Abdenour pour qu'il dise à son fils que pour le projet d'aller plonger aujourd'hui, c'est foutu. Inutile d'aller sous l'eau si c'est pour ne pas apprécier les fonds splendides que nous offre ce littoral Algérien merveilleux.
Je rentre pour aller boire mon café avec la logeuse et pour saluer Germaine, mais cette dernière n'est encore dans la salle. Je discute un moment avec madame Ketfi, il faut dire que c'est le rare moment de la journée où elle peut le faire, plus tard elle est trop occupée par son travail.
Germaine arrive, elle n'est pas bien, elle s'approche de moi et me dit qu'elle doit avoir une crise de foie, elle a mal dormi cette nuit, et me dit qu'elle va rester couchée, de ne pas l'attendre si je dois me rendre quelque part. Je lui conseille de retourner au lit et lui dit qu'aujourd?hui je vais faire comme elle, rester ici à l'hôtel et me reposer un peu car pour la plongée c'est définitivement foutu.
Germaine remonte se coucher et moi je téléphone à Abdenour pour lui demander de dire à son fils d'annuler la plongée et l'avertir que Germaine et moi resterons à l'hôtel car elle est fatiguée.
Je laisse mon numéro de portable à la patronne en lui disant que je vais faire un tour à Aïn-Taya et qu'elle m'avertisse si Germaine aller plus mal, Je lui dis de prévoir un repas pour moi à midi, je mangerai ici.
Je vais me promener vers la place avec une vue formidable sur la plage que la cote d?Azur doit nous envier.
Dans la rue principale comme toujours je rentre dans les cafés pour boire un thé ou un café afin de pouvoir discuter avec les Algériens.
L’heure du repas arrivant je rentre à l’hôtel et je vais taper à la porte de Germaine pour prendre de ses nouvelles et quels sont ses besoins, elle vient m’ouvrir et me dit que çà va un peu mieux que cette nuit, elle a pris quelques médicaments qu’elle avait eu la précaution d’emporter mais ne désire pas manger. Je la laisse se reposer et descends pour prendre mon repas. Germaine n’étant pas avec moi, ne pouvant donc me rafraîchir la mémoire, je ne pourrai vous dire qu’est ce que j’ai mangé, si une chose, le dessert qui comportait des fruits, car après avoir bu mon café, je suis monter voir Germaine en lui portant du raisin blanc et une pêche ou une pomme je ne sais plus.
Je reste un moment dans le salon de l’hôtel pour fumer une cigarette, reboire un café en pensant que cette journée n’est pas la notre, le ciel est gris, Germaine a une crise de foie et moi je reste avec mon envie d’aller plonger.
J’avais pourtant prévu d’acheter un filet pour faire les courses et demander une vieille fourchette à madame Ketfi pour, lors de cette plongée, ramasser des oursins que Sabine, Germaine, nos amis et moi aurions partagés avec une bouteille de Sélecto, bon ce sera pour une autre fois lors d’un autre voyage, enfin je l’espère.
Je suis confortablement installé dans ce fauteuil à ruminer mes tristes pensées quand arrive Mouhaouia avec son cousin, les invite à prendre un café avec moi et Moa (diminutif donné à Mouahouia) me demande si le suis partant pour une balade dans la Kabylie. Ok le temps de voir si Germaine a besoin de mes services ou de quelquechose, de finir notre café et nous voila parti vers Bouira. Je connais cette région puis qu’elle faisait partie de mon territoire quand je travaillais pour les HLM du département d’Alger, mais je dois avouer que je ne reconnais ni les villages que nous traversons ni les villes pourtant entre 1958 et 1960, Dieu sait combien de fois j’ai sillonné ces routes.
Nous allons ensuite vers Tikdjda. Nous nous arrêtons dans cette ville qui est une station d’hiver pour aller boire un thé dans un hôtel restaurant pas mal du tout.
Nous repartons pour rejoindre Tizi-Ouzou plus au nord, tout comme à la Chiffa nous croisons des singes sur le bord de la route et sur les arbres bordant cette route, je prends une photo oui une seule car comme d’habitude je n’ai pas emmener avec moi des piles de rechange, d’un col qui domine de très haut cette ville
A partir de l’endroit où a été pris cette photo, il vaux mieux ne pas être sujet au vertige ni craindre une descente vertigineuse sur une route dont la largeur permet avec beaucoup de précautions, à une camionnette et une voiture de se croiser difficilement.
Nous arrivons à Tizi-Ouzou que je ne reconnais pas, je demande à Moa de me conduire sur la rue principale afin de reconnaître une petite rue qui me menait à mon hôtel quand, pour mon travail, je devais rester 2 ou 3 jours dans cette ville, mais rien, nada woualou, nib, impossible de me repérer, je n’arrive même pas à reconnaître toutes les nombreuses HLM dont j’avais la responsabilité de la construction et de l’entretien.
Après ce bon bol d’air frais, il faut vous dire que la température avait chuté quand nous étions monté jusqu’à Tikjda et ce col, Moa me raccompagne chez lui car j’ai besoin de l’ordinateur d’Abdenour pour graver sur un CD les photos que j’ai sur mon appareil photo, cela me permttra demain de prendre beaucoup de photo car je serai seul Germaine est invité chez son ami Simone et moi je veux aller dans mon quartier prendre des photos. La famille m’invite à souper et c’est encore à une heure avancée qu’Abdenour et son neveu, le cousin de Moa, me raccompagne à l’hôtel. Tout le monde est couché, je passe devant la chambre de Germaine, je tend l’oreille mais pas de bruit je n’ose pas la déranger si elle venait à s’être endormie, il vaut mieux qu’elle en profite pour récupérer.
Je regagne ma chambre un étage plus haut et je fais le moins de bruit possible en prenant ma douche car la chambre de Germaine est juste au-dessous de la mienne. Je regarde un moment les infos à la télé en repensant à ma virée vraiment formidable avec ces deux jeunes très sympathiques et amoureux de la Kabylie.
A la demande de ma tendre et chère amie GERMAINE, je vais vous faire lire ces quelque mots qu'elle a écrit et comme je la connais assez bien maintenant, je suis sur que des larmes ont du couler sur le clavier de son ordinateur.
LE CADEAU
Elle a 10 ans, de longs yeux de gazelle et des cheveux jusqu'à sa taille. Plus tout à fait une enfant et pas encore une jeune fille. Cela fait la troisième année qu'elle apprend le français et elle parle couramment avec parfois quelques hésitations. Elle est l'aînée des trois enfants d'un couple adorable de gentillesse.
Chaque fois que nous arrivons dans sa famille, elle nous embrasse et passe ses bras autour de notre cou. Et quand nous partons elle demande doucement "tu reviens demain?".
Elle est calme, discrète et je n'arrête pas de la regarder tellement elle est jolie.
Le dernier soir, après avoir soupé avec sa famille, nous sommes assis à la table du jardin avec toutes les générations de cette famille si unie, pleine d'amour et d'amitié.
Tout à coup, la jolie gazelle s'approche. Elle tient 2 serviettes dans ses mains. Elle pose la bleue devant Gilbert et la rose devant moi. Je la regarde interrogative :
- c'est quoi ?
- c'est mon cadeau, je n'ai que ça
- mais pourquoi ?
- je n'ai jamais rencontré des gens comme vous
Et elle part sans un mot de plus.
Je suis interloquée et j'ai la gorge serrée, les larmes aux yeux et moi non plus je ne dis rien .....
MERCI PETITE GAZELLE. QUE TA VIE SOIT BELLE ET DOUCE !
Tu m'as donné le plus beau cadeau de ma vie. Ta serviette rose est dans mon armoire et pour moi elle vaut bien plus que de l'or : c'est un petit bout de ton coeur.
ELLE A DIX ANS ET ELLE S’APPELLE DALEL
Il est vrai que ce cadeau pas ordinaire et nous a été offert par une personne pas ordinaire non plus, vrai aussi que le geste de cette enfant m’a ému, mais tous les membres de cette famille n’ont pas eu l’air surpris de la démarche de cette enfant pour eux c’était un geste naturel.
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