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de Papy Rider

 

 

 

Mardi 24 octobre 2006

Avant propos : J’ai du refaire les journées des 12 et13 Septembre

 

Mes amis Abdenour et Germaine ont du me  rafraîchir la mémoire suite à des erreurs. Ces 2 journées sont  maintenant dans l’ordre chronologique du déroulement de mon séjour.

 

 

JOURNEE DU  JEUDI 14 SEPTEMBRE 2006

 

 

Comme tous les jours je jette un coup d’œil à la fenêtre pour voir la mer puis je vais sous la douche et enfin je descends prendre mon petit déjeuner, en sortant pour aller dans mon « fumoir », mon coin de trottoir préféré je ne peut m’empêcher de penser que jeudi prochain je serai en France mais je me console en me disant que je serai chez mon ami Bernard à Gardanne je ne serai pas seul. Des gosses passent pour se rendre à l’école et, j’aperçois  une personne tenant un chien en laisse. Je sais il n’y rien d’extraordinaire, et bien détrompaient vous, c’est la 1ère fois que je vois un chien, des chats il y en a de partout mais pas de chien, il a fallu que vois celui la pour m’en apercevoir. Cela me fait penser au mien, ma Yorkshire de 11 ans, ma Cybèle que je n’ai jamais laissé, en 11ans,  plus de 2h00 toute seule et que je viens d’abandonner pour une période de 3 semaines, seule non elle est chez ma fille à la campagne en compagnie de sa copine une autre chienne qu’a ma fille. Il est vrai que tous les soirs elle me manque, sur qu’elle va me faire la gueule quand je vais aller la récupérer, quand je vous dit que je deviens sentimental en vieillissant, mais c’est peut être aussi parce que je sais qu’il ne me reste plus beaucoup de temps  à passer chez moi et que je commence à chercher ce qui va m’empêcher d’avoir le cafard en rentrant.

 

Et voila çà recommence au lieu de profiter du moment présent je suis déjà de retour, laisse tomber Gilbert va voir si Germaine est descendue et va discuter avec la patronne en buvant ton café noir.

 

Abdenour nous  fait la surprise de venir nous chercher à l'hôtel. Nous voila parti avec lui, il nous amène au jardin d’essai mais, des travaux de réfection  nous empêche de le visiter, Abdenour nous propose alors d’aller visiter le musée du Bardo à Alger. Nous allons voir ce musée dont j’ignorais l’existence jusqu’à ce jour. Nous rentrons pour visiter ce musée, je dois avouer qu’il y a de belles choses à voir ne serait ce que les différentes  tenues traditionnelles portées par les habitants en fonction de leur situation géographique dans ce joli pays.

 

Dommage, moi qui aime les bronzes antiques je ne peux les admirer, la salle est fermée pour cause de travaux.

 

Nous ressortons et visitons les jardins et l’architecture des lieux, vraiment joli je ne regrette pas d’y être venu, pour immortaliser ce moment nous prenons quelques photos.

                Germaine et Abdenour dans le jardin du Bardo

 

 

                                    Vues du jardin du bardo

Il est temps pour nous d’aller nous restaurer,  nous décidons de retourner aux abattoirs pour déguster des grillades. Abdenour gare la voiture et nous faisons un tour du coté du parc à bestiaux qui a diminué comme peau de chagrin. Il n’y a là que quelques moutons et un veau si je m’en souviens bien. Germaine, grande amie des animaux n’apprécie pas trop cette balade, nous allons au même restaurant qu’il y a deux jours pour commander nos grillades de cœur, foie, rognons blancs, viande, merguez et frittes. Pas d’invités en vue, le copain de Germaine, le chat, a du trouver une autre table pour déjeuner. Arès un café, nous retournons sur Hussein-Dey, nous demandons à Abdenour de nous arrêter au magasin Carrefour en bas de la rue Polignac, à l’emplacement de « la cour des miracles » pour ceux qui connaissent mon quartier. Nous achetons différents fromages, oui Germaine la petite futée a remarquée que Dalila et Abdenour aimaient bien le fromage et nous voulons leur faire ce petit cadeau en remerciement de leur gentillesse.

 

Nous remontons en voiture et nous allons chercher Dalila, l’épouse d’Abdenour pour traverser la Mitidja

                           Vue de la plaine de la Mitidja

 

Direction Boufarik, où Germaine espère trouver chez un grand pépiniériste, un Jujubier, pour essayer de le planter une fois arrivé en France

                                Un petit coin de la pépinière

 

Abdenour nous amène chez ce pépiniériste nommé Fartasse, on ne risque pas d’oublier son nom, et ce monsieur, part dans sa pépinière,

 

Pour vérifier si il lui reste cette essence d’arbre sous forme d’arbrisseau en pot. Nous en profitons pour faire une balade sous une pluie fine dans sa pépinière et nous y trouvons  çà

Nous restons un moment avec ces charmants animaux, remarquaient que l’antilope est un peu « cabot » comme toutes femelles devant l’objectif d’un appareil photo.

 

Monsieur Fartasse reviens, il est déçu de ne pouvoir satisfaire Germaine, il n’a pas trouvé de jujubier et il lui donne quelques voix de pékan pour le cas où voudrait les planter pour un essai.

 

Nous remercions ce sympathique pépiniériste et remontons en voiture pour aller dans les gorges de la Chiffa voir si nos cousins germains sont toujours sur les rochers.

 

Oui ils sont toujours là, au bord de la route, route qui est beaucoup plus large qu’à notre époque.

 

                       Photos des gorges de la Chiffa

                       Nos cousins sont toujours présents

 

Abdenour se gare sur un grand parking devant l’entrée du zoo et nous entrons dans ce qui est maintenant un joli restaurant

 

 

                         Vues du ruisseau des singes

                Une baratte comme se servaient nos ancêtres

Nous allons visiter le zoo et j’apprend un peu plus tard par Abdenour, que la personne qui délivre les billets, oui la visite du zoo est payante, lui a demandé si Germaine et moi étions avec lui, il lui répond que oui et cette personne lui dit alors : « c’est bon pour vous c’est gratuit aujourd’hui » Voyaient vous comment vous êtes reçus dans notre pays ? Quand je vous dit que les Algériens sont formidables je veux être entendu, je ne répéterai jamais assez ils sont vraiment très accueillants. Nous faisons un petit tour au zoo et en ressortant je remercie le préposé à la vente des billets de sa gentillesse.

 

Nous remontons tous en voiture et repartons vers Blida chez Mohamed le frère aîné d’Abdenour. Nous somme accueilli par Mohamed et son épouse Fatima, qui nous fait visiter son appartement qui est situé dans une petite cité mais avec des immeubles comportant une douzaine d’étages, il y a dans cet appartement une chambre qui donne vers le sud et le panorama sur les monts de Chréa est splendide.

 

                                              Vues vers la Chiffa

 

Ils sont aussi sympathiques qu’Abdenour et Dalila, ils nous offrent un thé avec de délicieux gâteaux, des soda et dieu c’est quoi encore, nous parlons un long moment avec eux, mais il est temps pour nous de revenir au bord de la mer. Nous prenons congé de cette sympathique famille pour regagner nos pénates.

 

Abdenour nous fait passer par l’ancien domaine des Borgeaud, dans Blida nous nous arrêtons un moment dans une rue commerçantes avec un petit marché sur une place, j’en profite pour acheter une toile cirée assez épaisse qui va me servir à emballer une peau de mouton qu’Abdenour a promis à Nelly, une amie de la tchatche sur MSN et comme je suis chargé de la ramener en France, je veux qu’elle arrive en parfait état à notre amie Nelly. Abdenour me ramène des jujubes qu’il a trouvés sur le marché et nous rentrons vers 20h30 à Aïn-Taya fatigués mais heureux, et comme dit mon amie Germaine, 2ème exploit de notre part pour être rentrer si tôt. Je demande à Germaine si elle veut souper mais tout comme moi avec le café offert par le frère de notre ami à Blida, elle n’a pas faim et pour cause nos amis Algériens nous gavent comme des oies.

 

Nous regagnons nos chambres respectives, je pense que je vais encore une fois apprécier ma douche ce soir avant de m’allonger sur mon lit et attendre le sommeil en regardant la chaîne arabe qui diffuse des informations en langue française sur les événements du jour dans le monde.

 

J’espère rêver à la journée de demain, je dois aller faire de la plongée sous-marine avec le fils d’Abdenour, Mouhaouia, et ses amis. 

 

 

 

 

par Papy Rider publié dans : papy-rider
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Mercredi 18 octobre 2006

JOURNEE DU MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2006

Ce matin Germaine et moi n'avons pas besoin de nous lever tôt en effet Germaine va passer la journée chez sa vielle amie Simone et moi avec un ami de mon quartier Mohamed KESTALI.

Pourtant je me réveille comme d'habitude et à 7h30 je prends mon petit déjeuner, le temps est un peu gris ce matin, cela ne me dérange en rien pour aller m'asseoir sur mon bout de trottoir préféré et fumer ma meilleure cigarette. J'ai beau essayer de ne pas y penser, mais je me dis que la semaine prochaine à cette heure de la journée nous serons en route pour l'aéroport pour revenir en France, cela me fait pourtant moins mal car le me dis que je pourrai revenir et faire tout ce que je n'ai pu réaliser faute de temps, c'est promis quand je reviendrai,  Inch Allah, ce sera pour 4 semaines, je pourrai ainsi prendre mon temps pour visiter, me baigner, voir faire un tour dans le sud, sans me fatiguer en faisant des kilomètres à pieds tous les jours, sur cette bonne résolution que j'espère pouvoir tenir, j'entre à la pension pour boire mon rituel café noir avec la patronne.

Germaine fait son entrée dans la salle, pas encore tout à fait réveillée, pour prendre son petit déjeuner. Mais comme à son habitude elle va dire bonjour à ses amis de l'aquarium, leur donne à manger et va ensuite se servir son petit déjeuner.

Abdenour  nous téléphone en nous disant qu’il nous attendra sur la place d’Hussein-Dey pour emmener Germaine chez son ami Simone. Germaine un fois prête, nous appelons le taxieur qui nous emmène à la hauteur de la place d’Hussein-Dey, après avoir saluer mon ami Abdenour je quitte mes deux amis, j'ai rendez vous avec un ami d’enfance de mon quartier, Mohamed Kestali, nous devons aller manger ensembles quelque part

Comme je suis un peu en avance je flâne du coté de la place, je ne peux résister à l'attrait d'un créponné et j'en achète un, c’est toujours aussi délicieux. tout en dégustant mon créponné je retourne vers la place et j'aperçois mon ami Mohamed, il est désolé une affaire le retiens cet après midi et il ne pourra pas me balader comme il était prévu, pas de problèmes nous déjeunerons quand même ensemble en face de la place prés du restaurant Le Cèdre chez un ami à lui, qui nous propose de merveilleuses grillades d’abats et des merguez , nous discutons de toutes les sottises faites ensemble dans le quartier quand nous étions enfants, il me raconte ensuite qu'après son départ à la retraite, il travaillait à, anciennement EGA, il a du monter une petite entreprise, où il emploie  ses enfants  car sa retraite ne lui permettait pas d'aider ses enfants comme il le souhaitait et il travaille beaucoup avec son ancien employeur EGA . Comme il dit si bien : » ce n'est pas la fortune mais cela permet de nourrir toute la famille, enfants et petits enfants compris ». Je crois vous l'avoir déjà dit mais lorsque  on demande aux Algériens, comment ils peuvent arriver à la fin du mois avec leur salaire, la réponse est : "on se débrouillent" et ce qu'a fait mon ami. 

 

 

Après un dessert avec des fruits et des bons gâteaux arabes, nous nous disons au revoir. Nous sommes au début de l’après midi et il est trop , je ne veux pas déranger mon ami Abdenour, alors que faire en attendant qu’il me rejoigne  pour aller récupérer germaine chez Simone? Je vais en premier faire un tour au cimetière j'ai acheté des fleurs séchées qui resteront plus longtemps sur la tombe

                        Devant le bar de Bébert Hérard

                                                   L’hôtel EL DEY HUSSEIN

 

 

 

 

                                   La Place et ses joueurs de dominos

 

              Jardin du Palais d’hiver du Dey coté rue Narbonne ? je crois

 Ensuite je me ballade sur la rue de Constantine, je vais plusieurs fois boire un thé ou un café dans un bar pour discuter avec des Hussein-Déens. Le temps passe vite trop vite ici dans mon "bled" je suis du coté de la poste quand je décide de revenir vers la place où j'ai rendez vous avec mon ami, mon frère Abdenour, mais avant (qui vous a dit que j'étais gourmand) je m'arrête à ce magnifique glacier où je prend une "surprise" je ne m'en lasserai jamais. Je me dirige vers la place en passant par le haut, je revoie ce magnifique hôtel qu’est  « LE DEY HUSSEIN », et je redescend en laissant le Foyer Municipal sur ma droite, arrivée rue de Constantine je prend à ma gauche et je vais m’asseoir sur un banc pour attendre Abdenour après lui avoir passer un coup de téléphone.

 

 

Mon ami arrive et nous partons chercher Germaine. Je demande à Abdenour de passer par la rue Zénnouk , je doid saluer un certain Abdelaziz Kabtane qui est un ami de Robert Decoll, cousin de Bernard. Nous allons à l’adresse indiquée mais personne ne répond, nous nous apprêtons à repartir car il commence à pleuvoir quand une personne qui habite en face nous signale que n’est pas chez lui et qu’il est son frère Réda. Je lui demande si il peut faire savoir à son frère Abdelaziz que Robert voulait avoir des nouvelles et qui lui donne le bonjour, il nous promet de lui faire la commission et nous demande de repasser pour essayer de le voir. Je n’ai pas eu  le temps d’ y retourner, dommage cette personne était très sympathique.   

 

 

Sous la pluie nous remontons en voiture et allons chez Simone, Germaine qui nous attendait dans le parking à l’abri de la pluie, elle monte vite en voiture et alors qu’Abdenour était sur le point de nous ramener à Aïn-Taya il reçoit un coup de fil de sa femme Dalida qui lui demande de nous ramener chez lui car elle fait des beignets. Germaine et moi ne pouvons refuser  une telle offre. Nous saluons la famille d’Abdenour à notre arrivée, j’adore Mimi sa maman, et nous montons à l’étage où Dalila est toujours à la cuisine avec ses beignets.  

       

      

                         Les beignets de Dalida, Hum plus que délicieux

Elle nous fait déguster ces délicieux beignets, aussi, voir meilleurs que ceux de Nouvel Ambert il est bien entendu qu’elle nous propose d’autres chose qu’elle a fait, comme cette délicieuse  confiture de figues et d’autres friandises pour « accompagner » les beignets, Germaine et moi en avons tellement mangé que nous demandons à Abdenour de nous ramener à Aïn-Taya . Dalila insiste pour que nous restions diner mais nous sommes gavé de beignets. Dalila nous fait alors un « cabassette » à chacun avec des beignets de la confiture et je ne sais plus quoi encore, elle a certainement peur que ne grossissions pas aujourd’hui. Après avoir saluer toute notre famille d’adoption Abdenour nous ramène à notre pension où pour la première fois depuis notre arrivée nous arrivons tôt aux environs de 20h30.

Germaine et moi regagnons nos chambres et il est vrai que devant la télévision je n'ai pus m’empêcher de manger 2 ou 3 beignets avec de la confiture de figues et c’est vers 23h30 que j’ai arrêté la télé pour m’endormir.

 

par Papy Rider publié dans : papy-rider
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Dimanche 15 octobre 2006

JOURNEE DU MARDI 12 SEPTEMBRE 2006

 

Après une bonne nuit et une douche, je me sens en pleine forme ce matin, un coup d’œil par la fenêtre, oui la mer est toujours là donc çà va. Je prend une serviette et un tee-shirt pour le cas où Abdenour pourrait faire un petit détour par une plage afin je puisse faire un petit plongeon dans cette eau si bleue. Je descend dans la grande salle prendre mon petit déjeuner.

     

 

                                    Merci Germaine pour ces photos de la pension

Je sors m'asseoir sur le trottoir pour fumer ma cigarette. Depuis peu les enfants retournent à l'école et je les vois passer aussi insouciants que nous l'étions à leur âge, plaisantant et parlant haut, tout comme nous je vous dit. Cela me ramène plus de 50 ans en arrière quand j'avais 12 ou 13 ans, quoi 50 ans? Et oui, un demi siècle, Gilbert ce n'est pas parce que tu a pus revenir en Algérie, que le temps s'est arrêté pour toi, seuls tes souvenirs te permettent de revivre cette jeunesse inoubliable que tu as eu dans ce merveilleux pays. Décidemment ce coin de trottoir est un endroit magique qui me permet tous les matins de remonter le temps, le temps de mes jeunes années, celles où j'étais heureux. Stop tu recommences à planer Gilbert pourtant tu ne fumes que du tabac, allez arrête ton char et va donc voir si Germaine est descendue prendre son petit déjeuner, madame Ketfi doit t'attendre comme tous les matin pour boire un café noir .

Oui Germaine est là en train de prendre son petit déjeuner, je rejoins notre logeuse et je bois avec elle un bon café noir très serré comme je les aime.

Nous appelons notre « taxieur »  et nous nous faisons conduire chez Abdenour, nous devons, avec Dalila, faire le marché(encore) de Badjarha. Comme tous les autres marché il ya beaucoup de monde, Dalila marchande toujours autant et nous faisons de bonnes affaires, j'ai trouvé des bijoux Berbères qui feront certainement plaisir à mes filles. Nous laissons nos courses chez Abdenour et nous partons avec lui au cimetière. Mais comme il est déjà tard nous allons aux abattoirs pour manger. Cela me permet une fois encore de voir mon quartier,arrivés aux abattoirs nous choisissons un petit restaurant qui sert des grillades d'abats , nous nous attablons et commandons diverses brochettes, aux foie,aux rognons blanc, aux coeur, à la viande et des merguez le tout accompagné se frites et arrosé de Sélecto, je sais cela aurait été, pour certains, meilleur avec un petit rosé bien frais, mais comme je n'aime pas le vin cela ne me dérange pas, germaine fait copain-copain avec un chat errant qui va partager notre repas

Abdenour et Gilbert aux abattoirs

Apès un bon café nous allons,après s’être arrêté pour acheter des fleurs, au cimetière. Nous faisons un peu de bruit pour alerter les gardiens et ils viennent nous ouvrir gentiment. Même émotions que la 1ère fois pour moi, je dois être plus émotif avec l’âge,Germaine m’attend sur le banc en pierre à droite en entrant, oui il y est toujours, et je vais sur la tombe de mon père. Le gardien qui m’avait promis de la nettoyer a fait beaaucoup plus que çà, il a trouvé une croix, qu’il a posé sur l’arrière du caveau, il a nettoyé les plaques  en marbre et a repeins les lettres en noir, il a même planté dans la jardinière un géranium.

                                 la tombe de mon père à ma 1ère visite

                  la tombe de mon pèreà ma seconde visite

 Formidable je suis content, cette tombe qui n'a pas été visitée depuis 44 ans, depuis le 9 septembre 1962 jour où ma mère mon chien et moi avons quitté notre pays, encore les yeux qui se mouillent, je me souviens très bien de cette dernière visite avec ma mère et notre adieu  aux personnes de notre famille que nous abandonnions.

 Un grand merci à ce gardien. Après l'avoir récompenser, je rejoins Germaine et Abdenour qui nous conduit rue Michelet à Alger pour essayer de trouver les cadeaux qui nous manquent. Impensable, Germaine et moi cherchons des djellabas pour femmes et pour hommes très ordinaires, celles de tous les jours, avec des rayures verticales, celles tous les Algériens portent lorsqu'ils rentrent chez eux pour être à l?aise, et impossible d'en trouver, nous en trouvons de très belles, cousues avec des fils d'or, brodées finement, etc..  Mais impossible d'en trouver  une ordinaire.

Abdenour nous laisse tout en haut de la rue Michelet et nous rejoindra plus tard, le temps pour lui de trouver un parking pour garer la voiture.

Germaine me fait connaître un magasin où elle avait déjà des emplettes, j'y trouve un plateau et un récipient servant à y mettre de l'eau de fleurs d'orangers qui permet de verser quelques gouttes de cette eau dans un café par exemple, le tout en cuivre pour avoir enfin un service à thé en cuivre. Je trouve aussi de très belles babouches en cuir pour mon ami Bernard, mes gendres et moi. Germaine et moi ressortons du magasin chargé comme des mules mais sans ces djellabas tant recherchées. Nous continuons à descendre la rue Michelet et nous entrons dans tous les magasins susceptibles de nous en procurer. Abdenour nous rejoint un peu plus haut que le tunnel des facultés et nous poursuivons nos recherches. Nous allons nous rafraîchir au café des facultés, j'avais pu  voir la rue de Mulhouse, rue qui se trouve à l'entrée du tunnel dans le sens Rue Michelet vers rue d'Isly, où habitaient ma tante et mon oncle. Toujours pas de djellabas, nous passons par le passage souterrain, où Germaine a manqué de défaillir tellement il y faisait chaud, pour rejoindre la rue d'Isly et c'est vers la place de la statue d'Abdelkader que nous réussissons enfin à trouver nos fameuses djellabas objets de nos désirs.

                                                       Statue d'Abdelker

J'ai de plus en plus mal au dos du fait d'avoir marché longtemps et nous décidons de rejoindre la voiture pour rentrer sur Husein-Dey .

Le temps se couvre et la voiture se trouve à mille lieues de la rue d'Isly, Abdenour l'a garé dans un parking couvert et gardé vers le port, nous avançons vers ce parking et la pluie se met à tomber juste au moment où nous sommes en terrain découvert avec aucunn abri pour éviter, non pas un petit crachin comme nous connaissons en France, non un bel orage d'été avec des trombes d'eau qui nous donnent l'impression de sortir tout habillé de la douche, nous pressons le pas et lorsque nous arrivons à la voiture nous sommes trempés. Je me souviens avoir pris ce matin un tee-shirt et une serviette pour le cas ou je me baignerai, ce  n'est pas tout à fait le bain que j'envisageais mais cette serviette nous permet de nous sécher un peu et mon tee-shirt me permet de me changer et de me retrouver relativement au sec. Nous rentrone chez Abdenour où Dalila nous prépare un bon thé pour nous réchauffer, Thé accompagné de gâteaux aux vermicelles, doigts de mariées, galettes feuilletées, mantecao  etc ?

Après avoir prêté des vêtements secs à Germaine, Dalila repasse ceux trempés pour les sécher, quand je vous dit que c'est un ange de bonté, nous sommes invité, Germaine et moi, ce soir à dîner chez Rachid et Germaine ne pouvait s'y  rendre avec ses vêtements trempés.

Réchauffés et habillés de sec Abdenour nous conduit chez Rachid. Nous y retrouvons Rachid, sa famille avec, son épouse, ses fils Hassan et Adel, sa fille Nabila avec son époux Rachid et son fils Ihab ainsi que sabine arrivée avant nous.

Rachid avec son épouse et son petit fils Ihab

Rachid son épouse Nabila et son fils Ihab

 

Hassan le fils de Rachid qui a été mon 1er correspondant en Algérie

Encore une jolie soirée dans la famille HADROU, Hassan avait ouvert plusieur fenêtres sur MSN et nos amis de la tchatche ont pus voir tous les délicieux mets que nous avons déguster ce soir là.

Crudités, Bourrecks, Poulet aux Vermicels, Chorba, Viandes préparés avec des abricots,des pêches et des pruneaux cuits, et en dessert fruits et gâteaux avec un bon café encore 1kg de plus sur la balance.

Sabine Gilbert et Rachid au dessert

Dois je écrire le nom de ces gâteaux ?

Nous parlons fort longtemps mais il se fait tard. Germaine, Sabine et le « Papy-Rider » remercient la famille de Rachid et Hassan, qui doit nous ramener, prend la direction de Delhy Brahim pour déposer Sabine chez Lyes, ici commence nos ennuis car lorsque nous arrivons à Délhy Brahim Sabine, trompée par la nuit, ne retrouve pas l'immeuble de Lyes et nous avons du faire toute les rues de cette commune avant de prendre contact par téléphone portable avec Lyes qui nous a guidé et après être parti d'Hussein-Dey 2h30 plus tôt nous pouvons déposer Sabine au pieds de l'immeuble de Lyes. Hassan nous ramène Germaine et moi de, Delhy Brahim à Aïn-Taya, en moins de temps qu'il a fallu pour aller d'Hussein-Dey au pied de l'immeuble de Lyes à Delhy Brahim. Nous remercions Hassan puis Germaine et votre serviteur gagnent, fourbus et rompus, leur chambre respective, et vont, en ce qui me concerne, se coucher après une bonne douche réparatrice.

 

 

 

 

 

 

par Papy Rider publié dans : papy-rider
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Vendredi 13 octobre 2006

JOURNEE DU LUNDI 11 DEPTEMBRE 2006

 Aujourd’hui je suis un peu moins fatigué, cela est du au fait que nous avons moins marché hier Germaine et moi. Je me lève vers 6h45 et je vais prendre mon petit déjeuner dans la salle de la pension vers 8h00, je sors fumer la meilleure cigarette de la journée sur le trottoir. C’est vraiment un moment formidable, je suis bien il fait beau et en tournant la tête vers la gauche j’aperçois un bout de la mer bleue, que rêver de mieux ?

 

Nous avons Germaine et moi rendez vous vers 13h30 sur la place d’Hussein-Dey avec Sabine, Dalila et son mari Abdenour pour aller faire les marchés à Alger.

Germaine ayant « petit déjeuner » et fumé sa première cigarette, moi ayant bu mon café noir avec madame KETFI, nous appelons notre « taxieur » monsieur Wouarhid avec qui nous avons beaucoup sympathisé il est vrai que c’est un homme charmant, un très bon chauffeur et un peu moins kamikaze que les autres utilisateurs de la route, peut être parce qu’il transporte des « étrangers ».

Nous arrivons à Hussein-Dey et nous faisons notre ballade quotidienne sur la rue de Constantine, on ne s’en lassera jamais. Nous déjeunons frugalement de quelques viennoiseries et gâteaux et nous allons sur la place d’Hussein-Dey à notre place habituelle, sous les arbres coté centre de santé où régulièrement Germaine, à son grand désespoir, se fait agresser par de toutes petites fourmis.

Dalila, sabine et Abdenour arrivent et nous embarquons tous dans la voiture, direction le Champ de Manœuvres. Abdenour nous laisse, Dalila Germaine sabine et moi et nous dit qu’il nous récupérera au marché Meissonnier où nous devons nous rendre après ce marché. Ne me demandaient pas où se trouve exactement ce marché, je ne saurais le dire, le carrefour ayant tellement changé je ne repère que la rue allant vers le marché Meissonnier.

Nous rentrons dans un immense marché couvert, de matériaux durs,de bâches, et une partie à ciel ouvert. Cela ressemble à la caverne d’Ali Baba on y trouve de tout. Dalila nous guide dans ce labyrinthe, nous fait arpenter trois fois toutes les dédales de ce marché afin de comparer les prix et marchander avec tous les commerçants.

J e déguste un créponné pour me reposer un peu et nous voilà reparti pour acheter en ce qui me concerne des babouches et des djellabas pour toute la famille. Après 5 kms de marche et un siècle de palabres nous sortons de ce marché, chargés de divers sacs en plastique, contenant des trésors pour nos amis et parents.

Nous n’avons pas trouvé tout ce que nous cherchions et pour tout trouver nous partons du Champ de manœuvres par la rue Meissonnier, à pieds bien sur, jusqu’au marché du même nom. J’aperçois une cafétéria très alléchante juste en face de ce marché, mon dos commençant à me faire souffrir, je propose à mes trois amies de les attendre dans ce lieu où je pourrai me reposer. Je demande à Germaine de me trouver une théière et un sucrier en cuivre et  je reste assis dans cette cafétéria avec tous les sacs contenant nos courses. Le patron très sympathique  me laisse m’installer à une table avec une immense bouteille de Sélecto car je me prépare à une longue attente.

Je ne me suis pas tromper l’attente a été très longue, cela m’a permis de discuter avec diverses personnes en attendant ces dames. Elles arrivent enfin, fatiguées et assoiffées, je passe commande des boissons fraîches et nous téléphonons à Abdenour pour venir nous récupérer. Nous bavardons en l’attendant et je suis content d’apprendre que Germaine m’a trouver ma théière et un sucrier mais pas de plateau en cuivre, pas grave on trouvera ce plateau plus tard.

Abdenour nous propose une ballade sur Fort de l’eau, la verte rive le lido et nous voila en route vers ces lieux enchanteurs. J’essaie de retrouver à la verte rive la maison d’un oncle à ma mère mais cela a tellement changé que je me propose, à mon prochain voyage de faire la plage à pieds afin de la retrouver,cette maison avait les pieds sur le sable.

Il faut dire que par manque de place les Algériens rehaussent les maisons surtout celles prés des plages

Gilbert sur une plage de la Verte Rive

Pêcheurs regagnant la plage

Puis nous allons Chez Abdenour pour récupérer de nos marches que je trouve de plus en plus longues, j’ai du oublié que j’avais presque 67 ans.

Nous soupons Germaine et moi une fois de plus chez ces personnes que nous considérons maintenant, Germaine et moi comme des membres de notre famille. Comme d’habitude c’est un vrai festin : Au menu :

Chorba blanche,  Feuilletés tomates oignons, Grenades et d’autres fruits dessert : Gâteaux à la Pâte  d'amandes. Boissons : Limonade et Sélecto

                            Ces gâteaux sont succulent je vous l'assure

Après un pareil festin j’ai repris un peu de force, mais les kilomètres effectués cette après midi sur le marché pèsent sur nos jambes et Abdenour nous accompagne tôt ce soir nous arrivons à notre pension vers 22h45 où après une bonne douche réparatrice, je m’écroule dans mon lit pour une nuit, je l’espère, réparatrice.

 

par Papy Rider publié dans : papy-rider
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Mardi 10 octobre 2006

JOURNEE DU 10 SEPTEMBRE 2006

Aujourd’hui Sabine va nous quitter pour aller passer quelques jours chez Lyes, me voila seul avec Germaine, que va-t-on penser ? Monsieur WOUARHID  le « taxieur » l’a déjà appelé madame Gilbert, Germaine et moi nous nous en amusons bien.