LAFARGE MON QUARTIER

Publié le par Papy Rider

 

Toutes les photos sur mon quartier m'ont été gracieusement transmises par mon photographe de presse et mon grand ami 

HASSAN HADROU

Ces photos ont été prises au mois d'Avril 2006

 

N° 1 RUE DU DOCTEUR PAYN

Les deux fenêtres en bas à droite sont l'appartement où j'ai vécu de 1940 à 1962

 

 

RUE DU DOCTEUR PAYN

 

RUE DE LAMORICIERE

 

RUE DE CONSTANTINE prise de lafarge en regardant vers la place

Mon quartier LAFARGE

Quand j'étais enfant, mon quartier, pour moi, était délimité par :  La rue Négrier, la rue Combes, la rue de Lamoricière, la rue des deux Prospères, la rue de l'Oued Kniss et la rue de Constantine. C'était un quartier très animé comme tous les autres quartiers de notre ville je pense.

 

Pendant les « grandes vacances » scolaires, nous, les enfants, nous nous chargions de cette animation car les rues nous appartenaient, nos parents pouvaient nous y laisser nous ne risquions pas d'être heurter par une voiture la seule rue dangereuse étant la rue de Contantine.

Nos jeux étaient simples,ils nous suffisaient d'aller "derrière les tabacs"pour y trouver des roseaux avec lesquels nous faisions ,arc,flêches épées voir même fusils ou pistolet. Tout dépendait du dernier film vu au cinéma Le Royal.

En ce temps là, "derrière les tabacs "était un chemin de terre qui reliait la rue Négrier à la rue Victor Hugo, plus tard ce chemin a été le témoin de nos premier émois amoureux.

Le premier à arpenter nos rues était le laitier. Ma mère laissait devant la porte de l'appartement un pot au lait avec un petit mot où était écrit la quantité de lait désiré. Toutes les fins de semaine, était ajouté à ce mot la somme correspondante à notre consommation et si faute de pouvoir faire l'appoint, la somme était supérieure à la facture quand ma mère récupérait le pot au lait la monnaie était dans le couvercle. Jamais je n'ai entendu dire que l'argent laissé pour payer la facture avait été dérobé .

 

Puis venaient les marchands ambulants avec leurs charrettes qui étaient tirés par un cheval ou une âne ou tout simplement par une personne, remplis de fruits et de légumes, et leur cris pour annoncer ce qu'ils proposaient à la vente : »Gumes y en a l'tomatèches batatas, li poivrons gumes, y en a li zoranges, li bananes,li cantalous,li pastèques ,gumes ».

 

Bien entendu il y avait plusieurs de ces marchands, la concurrence était rude et chacun d'essayer de crier plus fort que les autres.

 

Qui se souvient de ces accordéonistes qui vendaient (paroles et musique) de la dernière chanson à la mode et qui jouaient cet air, chanté par sa compagne, dont le refrain était repris par les badauds.

 

Les Baba Salem (le nom m'a était rappelé par Abdenour) habillés de gandouras bleues qui dansaient en jouant du tamtam et de grandes castagnettes en métal.

 

Le montreur de singes avec son singe qui battait sa « femme » un autre singe avec un bâton,qui s'asseyait sur le bord du trottoir « les jambes » haut  croisées quand on lui demandait d'imiter le caïd.

 

Le « marabout » qui vous proposait d'enlever « le mauvais oeil » en venant chez vous avec son encensoir et ses prières. L'aiguiseur de couteaux et de ciseaux avec sa meule sur roulettes munis de pédales pour faire tourner cette meule. Certains cumulaient la fonction d'étameur et vous proposaient de réparer une casserole ou un couscoussier troué. Il y avait aussi « Galoufa » qui essayait de capturer les chiens errants mais sans trop s'éloigner de sa charrette à bras sinon nous nous empressions de libérer tous les chiens qu'il avait attrapés.

 

Vous souvenez vous du marchand ambulant qui nous vendait des « créponnés » Il avait une grosse râpe à fromage sur lequel il rapait un morceau de glace industrielle que l’on mettait dans les glacières, rajoutait dans le verre un peu de grenadine ou de menthe et cela nous faisait un créponné que nous décustions sur place.

 

Le marchands de « zoublis »,avec ces grands cornets qui nous régalaient ;

 

Et le fameux marchand de « Kilomètre » cet espèces de caramel de toutes les couleurs entouré autour d’un bâton que nous adorions malgré le fait que ce marchand était obligé de, s’humidifier une main en crachant dessus, pour pouvoir nous donner la part qu’il estimait en fonction de la pièce que nous possédions.

 

 

Les soirs d'été, tous les habitants sortaient avec une chaise, s'installaient sur le trottoir et discutaient en prenant « le frais », pendant que nous les enfants continuions à jouer toujours dans la rue.

 

Je crois que le seul moment calme était la sacro sainte heure de la sieste. Interdit pour moi de sortir il fallait la faire cette sieste, j'avoue que je n'ai jamais pu et que j'attendais avec impatience que ma mère se réveille pour me donner la permission d'aller jouer dehors.

 

 

Publié dans papy-rider

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angelique 17/09/2006 11:35

a bientot

angelique 15/09/2006 13:04

bonjour je me presente angelique de ridder je fait des recherche sur mon pere qui habiter hussen dey 2 rue du docteur payn j aurai aimer savoir si vous l aurai connu il s appelle andré il avais deux frere henry jean marc et ses parents george et acsension je vous donne mon adresse msn si vous avais des renseignement merci beaucoup

Pierre-Jean Cardona 07/06/2006 18:38

Bonjour Gilbert,Toujours ému en revoyant la photo de la rue de Constantine et le n° 36 où habitaient mes grands parents et le n° 38 où nous habitions...
je vois que les arbres ont toujours la taille "au carré" et le badigeon blanc sur le tronc.
Amicalement,
Pierre-Jean

Hassan 29/04/2006 01:29

Salut Gigi j'ai bien aimer ta Photo celle ou tu es a Poils(rire) pas ma du tout....je te voie pas en ligne Wac j'espere rien de Grave j'ai photographie ton ami sid Ahmed ...a Bientot Hassan

Maïté ARTHUR 17/04/2006 17:53

Gilert, je ne comprends plus rien, j'ai disparu de l'annuaire WEB, et mon mot de pass ne fonctionne plus, je ne peux plus rien écrire sur le site : ni inscrire un commentaire perso ni répondre aux copains.
BOUH : que se passe t'il ?Je viens d'envoyer un commentaire à Hubert sur La Liberté chérie pour qu'il me redonne accès aux copains.
Bisous et à demain
Maïté