JOUNEE DU MARDI 19 SEPTEMBRE 2006

Publié le par Papy Rider

 

 

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JOURNEE DU MARDI 19 SEPTEMBRE 2006

 Aïn-Taya 6h45, je me lève, je vais à la fenêtre, il fait beau la mer est toujours aussi belle.

C’est fini je ne verrai plus au cours de ce séjour mes amis les plus chers et ma ville d’Hussein-Dey.

Je traîne ce matin, voudrai-je ainsi, retardé l’heure du départ ? Certainement. Je vais sous la douche pour me remettre les idées en place et je descends prendre mon petit  déjeuner. Je sors, je vais m’asseoir sur mon bout de trottoir préféré pour fumer ma première cigarette, elle n’a pas le même goût délicieux que lors de mon arrivée. Je regarde le ciel pour que mes yeux gardent en mémoire sa couleur d’un bleu inégalable. Il est 8h00 et je ne peux m’empêcher de penser que dans 26 heures je serai dans un avion qui va m’éloigner de mon bled, de chez moi de mon pays, de mes amis. Je pensais que cela ne me ferait pas mal de repartir, je me disais que je pourrai revenir retrouver tout cela, mais non ce n’est pas le cas, je peux vous dire que le cœur et le moral en prennent un coup, surtout lorsque je pense à la visite des endroits que je n’avais pas revu depuis 44 ans et à la façon dont les Algériens m’ont accueillis. Et voila une fois de plus je me désole au lieu d’être heureux avec tous ces souvenirs qui vont rester pour toujours dans ma mémoire et dans mon cœur. De bout les cœurs mon Gilbert, rentre donc dire bonjour à Germaine qui doit prendre son petit déjeuner, avec un grand sourire pour lui cacher ton cafard naissant. Je la trouve en effet en train de déjeuner, Une petite bise matinale sur la joue, pour lui dire bonjour (je précise bien sur la joue, toujours pour mes ami(es) taquins de la tchatche) , et je vais déguster mon café noir avec madame Ketfi notre logeuse.

Avec Germaine, nous décidons d’aller faire Les marchés de Rouiba pour dépenser les quelques Dinars qui nous restent. Notre taxieur habituel n’est pas libre, nous demandons à notre logeuse qui nous propose un chauffeur de taxi « on se débrouille ». Il est d’accord pour nous amener à Rouiba, de nous y laisser et de venir nous rechercher quand nous aurons fini nos emplettes.

Nous découvrons des marchés couverts qui ressemblent fort à la caserne d’Ali Baba. On y trouve de tout, nourriture, vêtements, vaisselle, animaux de tout genres, tout ce que vous pourraient imaginer. Je trouve une djellaba blanche toute brodée pour mon petit fils et une superbe robe Berbère pour mes petites filles. Je prends également un foulard pour madame Ketfi et un autre pour une de ses employées qui est très gentille.

Nous rappelons le chauffeur de taxi qui vient nous prendre devant uns magasin d’oiseaux, canaris, chardonnerets, et mulets. En Algérie les chardonnerets ne sont pas considérés comme une espèce protégée. Si vous allez vous promener dans la rue de Constantine vous trouverez beaucoup de cages suspendues aux arbres avec un de ses oiseaux chantant à tue-tête.

Nous demandons au chauffeur de nous arrêter sur la place d’Aïn-Taya. On se dirige vers la plage, je regarde avec envie cette mer avec que j’adore, Germaine prend quelques photos de la ville.

 

 

                                                      Vues d’Aïn-Taya

 

Il est l’heure de se mettre à table, nous trouvons une table en terrasse à l’ombre d’un arbre. Nous commandons une pizza arrosée de Sélecto pour moi et d’eau minéral pour mon amie. Nous nous attardons un moment sur cette terrasse pour boire un café, fumer une ou deux cigarettes et dans notre discutions Germaine me demande si je ne veux pas essayer de trouver cet ustensile que nous appelons un moule pour faire les « Cocas ». Germaine m’avouera beaucoup plus tard qu’elle ne voulait pas rentrer à la pension, sachant qu’elle n’en sortirait que demain pour aller à l’aéroport prendre cet avion qui nous fera quitter notre pays. C’est parti nous voilà en chasse de ce moule, nous entrons dans tous les magasins qui vendent des ustensiles de cuisine mais pas ce moule. Après je ne sais combien de boutiques visitées et de Kms accomplis j’arrive à trouver un seul modèle. Je m’en contenterai, mes chaussons aux pommes et mes  cocas  auront les mêmes dimensions.

Nous rentrons à contre cœur à la pension pour faire nos valises. Arrivés à la pension nous faisons cadeau les foulards que nous avions acheté à Rouiba ce qui nous vaut le plaisir de boire un café avec Madame Ketfi. Nous l’avertissons que nous souperons ici ce soir et nous allons dans nos chambre faire nos valises. 

Vers 19h00 Germaine me rejoint dans le salon de la pension où je suis en train de fumer.  Nous parlons de nos impressions dictées par notre retour, je lui avoue que cela me fait plus de mal que je j’avais imaginé. Elle me dit qu’il en est de même pour elle, pourtant c’est son deuxième séjour, il est vrai que le premier était très court à peine 4 jours. Elle m’avoue que pendant les virées que nous avons faites avec Abdenour ou Hassan, elle a pris soin de graver dans sa mémoire et dans son cœur les paysages qu’elle voyait. Moi j’avoue que tout commence un peu à se mélanger et comme je sais que tous les soirs elle note tout ce que nous avons fait dans la journée, je vais inonder sa boite mail de messages demandant des renseignements sur telle ou telle journée de ce séjour merveilleux. Je dois vous avouer que pour la première fois depuis que je suis en Algérie, je boirai bien volontiers une ou deux anisettes.

Vers 20H00 Abdenour et son épouse Dalila nous font la surprise de venir, ils tenaient à venir nous saluer avant notre départ demain, Dalila nous offre des gâteaux qu’elle a fait dans l’après midi de façon à rester encore un peu avec nous quand nous les dégusterons en France.. Nous les invitons à souper avec nous et demandons à madame ketfi de prévoir deux couverts supplémentaires. Nous soupons avec de la chorba, des rougets accompagnés de je ne sais plus quoi et de fruits. Nous discutons encore un instant et on se dit Adieu, cette fois c'est la bonne.

 Quand pourrai je revoir celui qui nous considère comme des membres de sa famille ? Quand pourrai je revoir son épouse, ses enfants, sa maman, ses neveux et nièces leurs parents ? Quand reverrai je Hassan mon petit frère, ses parents, sa famille ? Quand pourrai je revenir dans mon quartier pour retrouver mes amis si chaleureux ? Le plus tôt possible, je l’espère fortement.

Nous montons dans nos chambres le moral au plus bas. La douche n’a pas chassé ce bourdon comme je l’espérais et j’ai mis beaucoup de temps à m’endormir ce triste soir du mardi 19 septembre 2006.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans papy-rider

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DANN 08/11/2006 14:27

HAPPY END ....
Merci Gigi