INTERLUDE

Publié le par Papy Rider

Vous souvenez vous je vous avez raconté mon voyage « épique » en car de Aïn-Taya à Hussein-Dey.

 

Voila la version de ce VOYAGE raconté par Germaine.

HASARD BIZARRE

Nous sommes trois, Sabine, Gilbert et moi frais arrivés de France depuis la veille et impatients d'aller marcher dans les rues d'Hussein-Dey. Gilbert a décidé que nous allons prendre le car depuis Ain-Taya. Pourquoi pas ? Nous n'avons pas envie d'être des touristes, mais de vivre avec les Algériens le temps de notre séjour. Donc, nous voilà sur la place : il y a plein de cars et renseignement pris tout le monde se précipite pour nous indiquer celui qui nous mènera à notre ville natale. Il est tôt mais il fait déjà très chaud. Nous montons et nous allons nous asseoir à l'arrière ...... pensant que le car va démarrer car le moteur tourne. Mais non, le chauffeur attend qu'il y ait plus de voyageurs.

Enfin l'engin démarre et se fraie la route au milieu des embouteillages. Il ne peut pas doubler ?  Où est le problème? Il double à droite, les roues au ras du fossé.

La chaleur est étouffante:Les fesses sur le moteur je cuis de l'intérieur et le dos au soleil de la fenêtre arrière je rissole de l'extérieur. Le car s'arrête sans arrêt pour faire monter et descendre des voyageurs. Gilbert nous a galamment laissé braiser sur nos siéges : il tient des conférences avec des voyageurs au milieu du car !! C'est notre deuxième jour en Algérie et il est en pleine forme ....  Je signale à Sabine les panneaux "dos d'âne", le car n'ayant plus d'amortisseurs, il vaut mieux prévoir les choses ! Mais tout n'est pas signalé, surtout les "creux d'âne" et les siéges n'étant pas rembourrés les parties plus que charnues qui font notre charme sont assez malmenées...

Un couple d'un certain âge vient prendre place sur notre siége et Sabine engage la conversation. Moi, je surveille la progression du voyage qui n'en finit plus. Mais j'entends que ces personnes sont de Cherchell et qu'elles ont perdu leur livret de famille. Pour le renouveler, il leur faut les actes de naissance de leurs enfants nés dans plusieurs villes. Donc elles font le tour de diverses mairies, dont Hussein-Dey.

Enfin, après presque une heure et demie nous arrivons derrière Hussein-Dey, prenons les passerelles pour nous retrouver dans le petit chemin du cimetière à hauteur de Nouvel Ambert avec le couple de Cherchell.

Sabine et Gilbert qui sont de grands bavards encadrent l'épouse et marchent lentement. Je suis devant avec l'époux et nous arrivons au cimetière qui est fermé. 

J'écoute le monsieur qui me raconte un peu sa vie et à un moment je lui dis : Je connais très bien Nador et Tipaza, j'y passais toutes mes vacances, mon grand’ oncle et ensuite son fils, mon cousin ont été garde- champêtre à Nador. 

Le Monsieur s'arrête net : - Guy, c'était votre cousin ? Je le connais, nous avons travaillé ensemble en 1956 dans l'électricité automobile !!!!  

Je suis sciée...

Mon cousin habite le Var, je prends un car à Ain-Taya, pourquoi ce jour, pourquoi ce car ? Ce couple de Cherchell décide de renouveler leur livret de famille, pourquoi ce jour, pourquoi ce car ? Ils viennent s'asseoir prés de nous alors qu'il y a d'autres places libres, C'est moi qui discute avec ce Monsieur et non mes amis ......

J'imagine ce qu'on peut appeler un hasard troublant, une orchestration bizarre de date, de lieu, d'heure ....... ect...

Combien de chances pour que cette rencontre particulière se produise dans la petite route du cimetière ?

Bizarre non ?

Madame et Monsieur ECHAIB Mohamed de Cherchell excusez-nous de n'avoir pu répondre à votre invitation à Cherchell, nous n'avons pas eu le temps. Mais si je reviens, promis, je vous rends visite.

Histoire vraie racontée par Germaine

Pardon Sabine. Pardon Germaine pour cette heure et demie que je vous ai fait  subir.

      NOTRE PROBLEME AVEC UN SERRURE (je ne me souviens pas si je ne l'ai pas déja mis sur le blog d'Hubert) 

 

HISTOIRE DE SERRURE

Chaque jour dans le monde, des milliers de gens perdent leurs clefs.......

Combien y en-t-il qui perdent leur serrure ?

Réponse : au moins deux !!!!

Explications :

Le 10 septembre 2006, deux individus en vacance dans leur pays natal, rentrent à leur hôtel après avoir fait un parcours de 50 Kms en taxi : Dely-Brahim jusqu'à Ain-Taya. Il est plus de minuit.                                                             Leur journée a été longue et fatigante. Depuis le matin, ils ont marché, marché ...... dans les rues d'Hussein-Dey, mangé, mangé ....... des beignets à Nouvel Ambert, du café, des gâteaux et des fruits chez Rachid, ils sont allés à la Mairie, ils ont arpenté les rues de la ville en passant déguster une énorme glace chez le nouveau glacier, ils ont acheté des fleurs, visité un superbe hôtel ...... puis épuisés se sont affalés sur les bancs de la place publique. Bref repos : Lyes les emmène souper chez lui à Dély-Brahim. Là, ils ont encore mangé, mangé ....de la salade de poivrons, des bourrecks, du poulet en sauce blanche, des boulettes frites, des fruits, du thé, du alva .....Ils ont parlé, parlé ..... mais le temps passant, il leur a fallu regagner leurs pénates.

La route jusqu'à Ain-Taya les a petit à petit engourdis.... Quand ils arrivent enfin devant leur domicile, hélas temporaire, les lampadaires sont éteints et malgré la lune ils ne voient pas grand chose.

Ils cherchent dans leurs sacs la clef qui leur ouvrira ce havre où ils pourront enfin se doucher et s'allonger sur un lit douillet....

Pas facile de trouver une clef dans un sac qui semble avoir une centaine de poches qui contient chacune un tas de choses hétéroclites : téléphone, appareils photos, porte-monnaie, médicaments divers, stylos, papiers en tous genre .......Pourtant, si la clef n'est pas grande, le porte clefs est énorme et très lourd. Bref, après avoir fouillé et refouillé toutes les poches des sacs, après avoir dit quelques gros mots dus à l'énervement, un des individus trouve enfin le sésame espéré....

Le manque de lumière n'arrangeant pas les choses, le premier dit :

- Hé merde, je trouve pas la serrure !

Le second, très Mac Gyver : - Bouges pas, je suis équipé !

Le fait est : il est équipé d'une petite lampe intégrante à la montre qu'il porte à la ceinture.

Voici donc nos deux amis, l'un avec sa clef, l'autre avec sa lampe. Le premier de ses doigts tâte le chambranle, l'autre éclaire, tous deux accroupis... Mince alors, pas de serrure. Ils cherchent et recherchent avec les doigts, avec la lampe ..... toujours rien

Eclairons un peu plus haut, on ne sait jamais ..... un peu plus bas ....... sur l’autre chambranle de  l'autre côté ...... rien ! Et l'un des deux a cette remarque très sotte mais logique :

- ILS ONT ENLEVE LA SERRURE !!!!!

Fatigué par la journée, un peu ahuri de ce qui arrive un des deux se redresse et fais un pas en arrière (sans doute pour réfléchir !) et là LE CHOC : ils cherchent  une serrure où il n'y en a jamais eu : depuis un quart d'heure, ils s'escriment accroupis, le nez contre le bois du chambranle à vouloir ouvrir une petite baie vitrée qui éclaire la salle de l'hôtel. Une petite baie vitrée qui ressemble, je le jure, à la porte d'entrée comme une jumelle.

Premier geste de nos individus très confus : regarder autour d'eux si quelqu'un a assisté à la scène. A première vue, il ne semble pas, mais il fait si sombre, allez savoir ! Dans le cas où, le quelqu'un a dû penser que les perdeurs de serrure avaient sans doute forcé sur le Sélecto !!!!

Honteux et confus, nos deux amis ouvrent la bonne porte qui était au moins à 1 mètre cinquante d'eux et une fois à labri, se regardent et éclatent d'un fou rire mémorable ....... Hé oui, durant ce voyage, ils n'ont rien perdu, rien égaré ..... sauf la serrure de l'hôtel !

 

Histoire vraie racontée par Germaine ma voisine dans l’hôtel

 

 

 

 

Publié dans papy-rider

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Daoudi Sabiha 25/01/2007 11:39

J'adore vos histoires à vous deux ! J'y retrouve l'Algérie ... cela porte son sceau ... Je me régale aussi dans ces petits bus déglingés et poussiéreux, rien qu'à voir et écouter les gens ... de la vieille dame au titi algérois en passant par le barbu et la belle fille habillée à l'occidentale. Ils pullullent et il en arrive toutes les 3 secondes à l'arrêt de bus. Il ne peux pas y avoir de tourisme en Algérie comme il existe au Maroc, en Tunisie ou ailleurs, avec leurs complexes stéréotypés ...Le pays est magnifique mais c'est les gens qu'il faut connaître, à mon avis.